Le nombre de contrats aidés avait déjà commencé à baisser en 2016

Insertion

Le nombre de contrats aidés avait déjà commencé à baisser l’année dernière, avec 402 500 personnes sous contrat fin 2016 contre 439 600 fin 2015, selon une étude du ministère du Travail publiée mardi 27 novembre, qui évalue l’impact de cette baisse à 11 000 suppressions nettes d’emplois.

Sur l’année 2016, les effectifs de contrats aidés ont diminué de 37 100 personnes (- 8,4 %). L’effet de la baisse n’est toutefois que de « 11 000 suppressions d’emploi », car une partie des embauches se font quand même en l’absence de subvention, notamment dans le secteur marchand. In fine, le recul des contrats aidés a « augmenté le nombre de demandeurs d’emploi de 4 000 en 2016 ».

Pour rappel, en 2015, le nombre de contrats aidés avait augmenté de 15,3 % et permis 17 000 créations nettes d’emplois.

La baisse des effectifs de contrats aidés en 2016 s’est essentiellement fait sentir dans le secteur marchand (- 26,8 %, 73 300 personnes sous contrat fin 2016) et pour les emplois d’avenir du secteur non marchand (- 23,4 %, 77 600 fin 2016).

En revanche, les autres contrats aidés du secteur non marchand, les CUI-CAE, ont vu leurs effectifs augmenter de 5,6 %, à 251 500 personnes fin 2016.

La baisse des effectifs globaux en 2016 est notamment le résultat d’une baisse des prescriptions de nouveaux contrats : 459 000 signatures en 2016 après 465 300 en 2015. Elle est aussi due à « l’arrivée à terme » des premiers emplois d’avenir signés fin 2012 et en 2013, généralement pour une durée de trois ans.

Les effectifs de contrats aidés devraient baisser drastiquement à fin 2017 et au-delà, le gouvernement d’Édouard Philippe ayant réduit les prescriptions à 310 000 nouveaux contrats cette année, puis 200 000 en 2018. Le gouvernement compte créer un nouveau type de contrat aidé, avec « plus d’accompagnement et plus de formation », sur la base d’un rapport qui sera rendu en fin d’année.

Les contrats aidés sont des contrats gérés et subventionnés par l’État. Leur but est de favoriser l’insertion professionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi. En 2016, 86 % des recrutements ont concerné des chômeurs de longue durée, des seniors, des bénéficiaires de minima sociaux ou des jeunes peu qualifiés.

Dans le secteur non marchand, les associations (43,8 %) sont les premiers employeurs de contrats aidés, devant les communes (19,9 %) et les établissements publics d’enseignement (17,8 %). Dans le secteur marchand, les trois quarts (74,8 %) des embauches en contrats aidés se font dans le secteur tertiaire.

Source : « Les contrats uniques d’insertion et les emplois d’avenir – Une baisse des recrutements et du nombre de bénéficiaires en 2016 », Dares, 27 novembre 2017

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Posté le par Rédaction Weka

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