Assurer un meilleur accueil des gens du voyage

Lutte contre les exclusions

Des sénateurs proposent de renforcer les outils à la disposition des collectivités pour améliorer l’accueil des gens du voyage.

À la demande du groupe Les Républicains, le Sénat examinera en séance publique, mardi 19 janvier 2021, une proposition de loi visant à consolider les outils des collectivités permettant d’assurer un meilleur accueil des gens du voyage. Ce court texte (8 articles à l’origine) repose sur le triple constat établi par ses auteurs. À savoir : les outils à disposition des acteurs de terrain pour assurer le bon accueil des gens du voyage restent à perfectionner ; les gens du voyage eux-mêmes demeurent insuffisamment impliqués ; les occupations illégales continuent trop souvent en toute impunité. S’ils saluent l’adoption de la loi du 7 novembre 2018 relative à l’accueil des gens du voyage et à la lutte contre les installations illicites, les sénateurs à l’initiative de la proposition de loi « estiment nécessaire d’aller plus loin ».

Dans cette perspective, la proposition de loi suggère notamment de :

  • Créer un cadre législatif pour les stratégies régionales de gestion de flux (SRGF), afin d’harmoniser, d’améliorer et de rendre plus lisibles le recensement de ces flux et l’anticipation des saturations (article 1er) ;
  • Établir un cadre législatif pour la mise en place de dispositifs de réservation préalables à l’accès aux aires d’accueil des gens du voyage (article 2) ;
  • Permettre aux collectivités territoriales de comptabiliser en tant que logements sociaux les emplacements des aires permanentes d’accueil des gens du voyage au titre de l’article L. 302-5 du Code de la construction et de l’habitation (CCH) (article 4) ;
  • Supprimer la procédure de consignation de fonds à l’encontre des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ne respectant pas le schéma départemental d’accueil des gens du voyage (article 5) ;
  • Renforcer les outils de lutte contre les installations illicites, en particulier via la création d’un dispositif d’astreinte solidaire, qui serait payable par tout ou partie des personnes du groupe illégalement installé (article 8).

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