Expérimentation d’un coffre-fort numérique pour des personnes en grande difficulté

Lutte contre les exclusions

La DGCS et l’UNCCAS tirent les premiers enseignements de l’expérimentation du coffre-fort numérique.

Le coffre-fort numérique est un service sécurisé en ligne qui permet aux personnes de conserver leurs documents administratifs et/ou personnels (carte d’identité, permis de conduire, contrats, factures, relevés, photos…) et d’y accéder via internet. Cet outil peut intéresser les établissements et services accueillant ou hébergeant des personnes en grande difficulté et leur proposant un accompagnement social. En effet, les personnes accompagnées voient trop souvent l’accès à leurs droits retardé en raison de la perte de certains documents administratifs ou pièces justificatives.

La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) ont donc lancé, en juillet 2016, une expérimentation visant à évaluer l’usage et l’utilité du coffre-fort numérique, à la fois auprès des personnes accompagnées et des agents des CCAS. Le coffre-fort numérique peut-il faciliter l’accès aux droits et l’accompagnement social des personnes concernées, en luttant contre la perte de leurs documents ? Peut-il s’imposer comme un outil efficace de lutte contre la fracture numérique ?

Cette expérimentation est actuellement menée par 16 CCAS. À savoir, ceux des villes de : Amiens, Angers, Besançon, Bordeaux, Briey, Clermont-Ferrand, Entre-Deux, Laxou, Maxéville, Nancy, Nice, Paris, Rennes, Saint-Louis, Saint-Quentin, Talence. Cinq prestataires – Adileos, CDC-Arkhineo/Primobox, Coffreo, La Poste et SOS Reconnect – se sont portés volontaires pour y participer. Ils se sont engagés à proposer un coffre-fort numérique garantissant la sécurité des données stockées et gratuit pour les CCAS (durant l’expérimentation).

Six mois après son lancement, l’UNCCAS et la DGCS ont présenté, fin avril, un premier bilan intermédiaire de l’expérimentation. Résultat : les CCAS n’ont pas nécessairement ciblé de publics en particulier. Néanmoins, lorsque c’est le cas, le coffre-fort numérique est, le plus souvent, testé auprès de : personnes domiciliées par le CCAS et/ou en errance, personnes accompagnées par le CCAS (RSA, épicerie sociale…), jeunes de 18-25 ans, personnes hébergées au sein d’une structure gérée par le CCAS ou personnes âgées. Près de 240 agents sont engagés dans l’expérimentation et plus des deux-tiers ont été formés ou sensibilisés à l’utilisation d’un coffre-fort numérique. La plupart d’entre eux estiment cet outil « utile, voire très utile, surtout pour les personnes domiciliées », rapportent la DGCS et l’UNCCAS. Les usages du coffre-fort numérique sont variés, allant du stockage des documents par la personne à leur partage avec le CCAS, voire avec d’autres acteurs institutionnels dans le cadre d’un accompagnement social.

Un bilan global de l’expérimentation est attendu pour la fin de l’année, afin de dégager des recommandations utiles aux acteurs sociaux souhaitant s’engager dans la démarche. D’ici là, la DGCS et l’UNCCAS vont recueillir l’avis des personnes accompagnées et approfondir la connaissance des usages du coffre-fort numérique.

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