Le projet de loi Grand âge et autonomie à nouveau reporté

Personnes âgées

L’examen du projet de loi sur le Grand âge et l’autonomie attendra la fin de la crise sanitaire, a annoncé le porte-parole du gouvernement.

Sans cesse repoussé depuis le début du quinquennat, le projet de loi sur le grand âge et l’autonomie pourrait bien faire les frais de la crise sanitaire liée au Covid-19. C’est, du moins, ce qu’a laissé entendre le porte-parole du gouvernement, lors du compte-rendu du Conseil des ministres du 13 janvier 2021. « Ces deux réformes (des retraites et du grand âge et de l’autonomie) restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien qu’aujourd’hui notre boussole c’est la gestion de cette crise sanitaire et leur protection face à ce risque », a ainsi déclaré Gabriel Attal. Dans ces conditions, pas sûr que le gouvernement puisse inscrire le texte à l’agenda parlementaire avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

Une telle perspective indigne les quatre fédérations associatives de l’aide, de l’accompagnement et des soins à domicile. Pour Adédom, l’ADMR, la FNAAFP/CSF et UNA, ce nouveau report « n’est pas entendable ». Le projet de loi Grand âge et autonomie « ne peut plus attendre ! Il y a urgence à ce que le gouvernement passe des paroles aux actes et engage de vrais moyens pour le domicile », martèlent les quatre fédérations employeurs du secteur.

« Comment imaginer que l’on puisse attendre que la crise sanitaire soit réglée pour s’attaquer au défi du grand âge ? », interrogent Adédom, l’ADMR, la FNAAFP/CSF et UNA. Aujourd’hui déjà, « faute de personnel et de moyens financiers », il leur est impossible de répondre à toutes les demandes d’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap. Les fédérations du domicile ne sous-estiment pas l’ampleur de la crise sanitaire. Mais elles sont convaincues qu’une défaillance de leur secteur ne ferait qu’en aggraver considérablement les effets. La mise en œuvre de la loi Grand-âge et autonomie doit donc intervenir « avant l’été 2021, avec des financements à la hauteur des besoins du secteur », insistent les quatre fédérations associatives. Adédom, l’ADMR, la FNAAFP/CSF et UNA l’ont rappelé fortement le 14 janvier 2021, lors d’un rendez-vous avec le cabinet du Premier ministre.

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