Handicap : revalorisation exceptionnelle de l’AAH

Personnes handicapées

Un récent décret prévoit l’augmentation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) à partir du mois de novembre 2019.

Par un décret du 11 octobre 2019, le gouvernement procède à « une revalorisation exceptionnelle » de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Conformément à l’engagement pris par le chef de l’État durant la campagne présidentielle, son montant plafond est porté à 900 euros pour les allocations dues à compter du mois de novembre 2019.

Cela représente une augmentation de 40 euros par mois pour les bénéficiaires de l’AAH. Lors de la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2020 au Conseil des ministres du 27 septembre, le gouvernement a annoncé qu’une mission nationale de contrôle et d’appui serait chargée d’améliorer l’efficacité du dispositif de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).

Versée sous conditions de ressources aux personnes handicapées, cette allocation bénéficie à près de 1,1 million de personnes de plus de 20 ans et n’ayant pas encore l’âge de la retraite.

Par ailleurs, le décret vient modifier à partir du 1er novembre le coefficient multiplicateur qui permet de calculer le plafond de ressources pour les bénéficiaires de l’AAH vivant en couple. En effet, pour les personnes mariées, pacsées ou en concubinage, les ressources du couple sont prises en compte dans le calcul.

Au lieu de multiplier par 1,89 le plafond de ressources annuelles maximales pour une personne seule (12 fois le montant de l’AAH), un couple devra désormais avoir des ressources moins de 1,81 fois supérieures à ce plafond pour pouvoir prétendre à cette allocation.

L’an passé, lorsque l’AAH était passée de 819 à 860 euros par mois, ce coefficient multiplicateur avait déjà été abaissé de 2 à 1,89.

La mesure s’était attirée les foudres des associations de défense des personnes handicapées, qui avaient déploré « une augmentation en demi-teinte » et calculé que 80 000 allocataires n’allaient pas bénéficier de la revalorisation et 150 000 seulement partiellement.

En octobre 2017, la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, avait affirmé que ces changements dans « les règles d’appréciation des revenus des bénéficiaires de l’AAH » ne feraient « pas de perdants chez les couples » car ceux ayant des ressources supérieures à ce seuil verraient leur situation « strictement inchangée ».

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