Les assistants familiaux et maternels en quête d’une vraie reconnaissance

Petite enfance

Les assistants familiaux et maternels veulent être intégrés au sein de la fonction publique, territoriale ou hospitalière.

L’Association nationale des assistants maternels assistants & accueillants familiaux (ANAMAAF), la Confédération associative syndicale des assistants maternels, assistants et accueillants familiaux (CASAMAAF) et le syndicat des assistants familiaux SAF Solidaires ont remis en janvier 2021, au secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles, un document de 125 pages recensant les attentes des professionnels en vue de la réforme du statut des assistants maternels et assistants familiaux.

En préambule, les trois organisations demandent au gouvernement « l’engagement ferme » de mener à son terme la révision du Code de l’action sociale et des familles (CASF) concernant les assistants familiaux et maternels avant la fin de la mandature en cours, en octobre 2021. Selon elles, ces professionnels n’ont que trop attendu. Ils sont las de réclamer aux gouvernements successifs « une évolution législative de l’accès à leurs conditions de formation, d’exercice, de rémunération et conditions matérielles… ». L’ANAMAAF, la CASAMAAF et SAF Solidaires prônent le vote de mesures concrètes, « à la hauteur de l’engagement et des exigences demandés ».

Voici les principales réformes revendiquées par les trois organisations :

  • Une vraie reconnaissance en qualité de salarié(e), avec les mêmes droits que tous les concitoyens et en qualité de professionnel(le) de l’accueil familial à domicile ;
  • La réduction de la précarité de ces métiers, en vue de la relance du recrutement avec la suppression des régimes indemnitaires d’attente et de suspension ;
  • Un socle commun légal sur la base du droit du travail et de la convention collective nationale 66 pour l’ensemble des employeurs (fonction publique territoriale, fonction publique hospitalière, privé…) ;
  • L’application du Code du travail pour toute disposition relative au salarié – accès à la profession, formation, droit du travail -, avec seulement des dispositions dérogatoires à ce même Code pour les métiers de l’accueil familial (durée du travail et base rémunération par accueil) ;
  • L’intégration des assistants familiaux et maternels en qualité d’agents de la fonction publique territoriale et hospitalière (FPT et FPH) titulaire ou, à défaut, contractuels permanents pour ceux employés par les personnes morales de droit public ;
  • La réévaluation du salaire minimum légal et indemnitaire pour les deux métiers.

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