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L’AMRF veut imposer l’accès aux soins comme enjeu de l’élection présidentielle

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35 organisations de professionnels de santé et associations d’élus avancent quatre propositions pour répondre à l’urgence de l’accès aux soins.

L'AMRF veut imposer l'accès aux soins comme enjeu de l'élection présidentielle

De l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) à l’Association de citoyens contre les déserts médicaux (ACCDM), de Familles Rurales au Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), de la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT) à l’Association des petites villes de France (APVF)… 35 organisations de professionnels de santé et associations d’élus emmenées par l’Association des maires ruraux de France (AMRF) se mobilisent pour l’accès aux soins. Le 9 mars 2022, elles ont ainsi présenté quatre propositions pour répondre à l’enjeu de l’accès aux soins, en vue de l’élection présidentielle. « Nos propositions communes face à l’urgence », insistent-elles. « Nous sommes des représentants des patients, citoyens sans médecins, infirmiers, urgentistes hospitaliers, médecins, organisations interprofessionnelles, ambulanciers, pompiers, internes, médecins hospitaliers, kinésithérapeutes, étudiants en médecine, hôpitaux de proximité, centres de santé, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sage-femmes, biologistes, orthophonistes, mutuelles et élus. Un seul objectif : élaborer ensemble des propositions, réalisables, concrètes et consensuelles pour améliorer l’accès aux soins », confirme Dominique Dhumeaux, 1er vice-président de l’AMRF.

« Issues de notre réflexion commune, de nos expériences, des solutions émergentes sur le terrain et des acteurs qui s’y mobilisent », voici les quatre propositions soumises aux candidat(e)s.

Proposition n°1

Les 35 organisations préconisent de donner les moyens aux étudiants en santé (médicaux, paramédicaux et pharmaciens) de faire des stages hors du lieu de formation initiale, en développant les maîtres de stages universitaires dans toutes les professions médicales paramédicales et pharmaceutiques, les hébergements territoriaux des étudiants en santé (HTES) et les aides au transport, afin de rendre obligatoire la diversification des lieux de stages.

Proposition n°2

Elles proposent de mettre en place et de développer les équipes de soins coordonnées autour du patient (ESCAP). Objectif : ramener le patient au cœur du sujet, en permettant à n’importe quel professionnel de santé, présent aux côtés du patient, de déclencher une coordination au cœur d’un épisode de soin. Ces équipes peuvent être favorisées par la télé expertise entre tous les professionnels de santé et apportent des réponses à l’accès aux soins en permettant d’éviter des passages inutiles aux urgences, précisent les organisations. Selon elles, « la coordination, justifiée et déclenchée par les seuls besoins de prise en charge du patient, doit être valorisée financièrement pour reconnaître une équipe de soins de proximité pertinente et réactive ».

Proposition n°3

Pour permettre une meilleure répartition des professionnels de santé, faciliter leur installation est fondamental, plaident les 35 organisations. Aussi, elles suggèrent la création d’un guichet unique d’accompagnement qui centralise, à l’échelle de chaque département, les besoins territoriaux, les aides financières, l’accompagnement administratif et les informations relatives à la vie familiale du professionnel.

Proposition n°4

  • Développer de nouvelles manières de pratiquer susceptibles d’assurer à la population une prise en charge rapide et en proximité ;
  • Faciliter pour tous les professionnels de santé les exercices mixtes, ville-hôpital, particulièrement en zone sous dotée ;
  • Développer le partage de compétences entre professionnels de santé.

Ces propositions marquent aussi « la fondation de notre groupe de 35 signataires, qui poursuivra son travail et sa réflexion après les échéances du printemps, complète Dominique Dhumeaux. Nous interpellons les responsables politiques pour qu’ils s’en saisissent et invitons les candidats à en débattre ».