Le déploiement de la stratégie « Ma Santé 2022 » est engagé

Santé

La stratégie « Ma Santé 2022 » se concrétisera dans un projet de loi prévu pour le premier semestre 2019.

Le coup d’envoi du déploiement de la stratégie « Ma Santé 2022 » a été donné le 19 novembre 2018 sous l’égide de la ministre des Solidarités et de la Santé, en présence de nombreux acteurs de la santé (représentants des patients, professionnels de santé, organisations concernées).

Agnès Buzyn rendra compte deux fois par an à une assemblée d’acteurs du monde de la santé de l’avancement des chantiers

Parmi les mesures prioritaires, la ministre veut encourager : de nouvelles synergies entre les professionnels de ville, du médico-social et de l’hôpital ; des outils numériques performants au service de tous ; un modèle de financement complètement repensé ; des formations aux professions de santé prenant mieux en compte les impératifs de coopération entre les professionnels et ceux de la qualité des soins.

La réunion du 19 novembre 2018 a été l’occasion de présenter les dix chantiers retenus :

    • Structuration territoriale du réseau de proximité
    • Adaptation des formations aux enjeux du système de santé
    • Gradation des soins et Groupements hospitaliers de territoire (GHT)
    • Renforcement du management hospitalier et de la reconnaissance de l’engagement professionnel
    • Régulation et soins non programmés
    • Diversification des modes d’exercice et des parcours professionnels
    • Qualité et pertinence
    • Numérique
    • Financement et tarification
    • Élaboration du projet de loi

Un projet de loi concrétisant la stratégie « Ma Santé 2022 » sera déposé au Parlement début 2019

Ce texte viendra traduire les engagements pris par le président de la République et la ministre pour « renouer un lien fort entre les Français et leur système de santé. » Sans attendre, des premières concrétisations de la stratégie sont inscrites dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, en cours d’examen au Parlement.
À savoir :

  • L’ouverture rapide de négociations conventionnelles pour créer les fonctions d’assistant médical et soutenir la structuration des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).
  • La mise en place de forfaits pour la prise en charge hospitalière du diabète et de l’insuffisance rénale chronique. Pour l’instant limités dans les établissements de santé, ces nouveaux financements doivent inciter plus fortement à la prévention, à l’éducation du patient et à la coordination des soins nécessaires à un suivi de qualité. Élargis, à partir de 2020, au secteur de ville et à la coordination ville-hôpital, ils concerneront à terme d’autres pathologies.
  • L’augmentation de 60 à 300 millions d’euros annuels pour financer la qualité dans les établissements de santé. Ces crédits se mettront progressivement en place à partir d’indicateurs de qualité transversaux.

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