Les syndicats de directeurs veulent récupérer leur compétence sur la nomination des DG de CHU-CHR

Santé

HOSPIMEDIA – À l’occasion du dernier comité de sélection des directeurs d’hôpital (DH), qui s’est tenu le 5 février dernier, le CH-FO et le Syncass-CFDT ont notamment insisté auprès de la DGOS et du Centre national de gestion (CNG) pour rendre au comité, mais aussi à la commission administrative paritaire nationale (CAPN) des DH, leur compétence sur les nominations sur postes de directeur général (DG) de CHU-CHR.

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Action Sociale Enjeux et conséquences des groupements hospitaliers de territoire (GHT) Voir le dossier

Comme indiqué par communiqués distincts, les deux syndicats de directeurs ont également insisté pour supprimer le dispositif des détachements sur contrat de droit public. « Cette formule était un des marqueurs idéologiques de la loi HPST. Au demeurant peu utilisée, elle doit être supprimée, insiste ainsi le CH-FO. Aux situations exceptionnelles peuvent être apportées des réponses respectueuses du droit commun, de nature à répondre aux problématiques posées, fussent-elles d’envergure, sans pour autant recourir à des mesures d’exception. »

Autre grief soulevé par le CH-FO notamment, « le respect par l’autorité ministérielle des avis du comité de sélection et des avis locaux sur les candidats ». En effet, le syndicat juge « tout à fait anormal que des postes publiés à la vacance a fortiori pour lesquels des short-list ont été établies, se trouvent retirés lors des CAPN ». Et de citer le cas récent en Bretagne des chefferies du CH de Saint-Brieuc et de celui de Saint-Malo. Enfin, le CH-FO juge impérative la prise en compte des nécessités de repositionnement professionnel des chefs et adjoints affectés par la création d’une direction commune et, demain, d’un groupement hospitalier de territoire (GHT). « Ces situations sont appelées à se développer et il ne faudrait pas que les collègues n’aient d’autre alternative que de se retrouver en recherche d’affectation », prévient le syndicat.

Pour sa part, le SMPS rappelait le 30 janvier dernier par communiqué, à l’issue d’une rencontre avec le DGOS, Jean Debeaupuis, avoir insisté sur la nécessité de donner « des perspectives professionnelles et des garanties statutaires » aux directeurs et cadres qui s’engageront dans les futurs GHT. « Pour les directeurs, les quotas d’emplois fonctionnels catégories 1, 2 et 3 devront être supprimés au profit d’une gestion par seuil », indiquait alors le syndicat, plaidant aussi pour « une forte revalorisation de l’exercice des responsabilités » à la tête ou pour le compte de directions communes concernant les chefs d’établissement mais aussi leurs adjoints, les ingénieurs et les cadres. « Le système actuel est unanimement reconnu comme inadapté et insuffisant, fortement désincitatif et ne valorisant pas l’accroissement du périmètre d’intervention et de la charge de travail. L’exercice multi-sites devra également impérativement être pris en compte dans la rémunération des directeurs et cadres ».

Thomas Quéguiner

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