Renoncement aux soins : l’Assurance maladie va au-devant des personnes

Santé

L’Assurance maladie déploie un nouveau dispositif de lutte contre le renoncement aux soins.

Afin d’agir sur le renoncement aux soins, l’Assurance maladie généralise progressivement un nouveau dispositif à l’ensemble du territoire. Lancé sous forme d’expérimentation depuis novembre 2014, ce dispositif va être déployé à travers trois vagues successives, entre le 1er avril 2017 et mi-2018. Concrètement, lorsqu’une difficulté d’accès aux soins est repérée, la réponse de l’Assurance maladie consiste en « un accompagnement cousu main » à trois niveaux :

  • Un bilan exhaustif des droits aux prestations intégrant une explication approfondie de leurs usages (allant jusqu’à l’accompagnement dans la bonne utilisation du chèque ACS, par exemple)
  • Une orientation dans le système de soins (par exemple : comment trouver un gynécologue ou bien où s’adresser pour effectuer un bilan de santé)
  • Un accompagnement au montage financier, construit le cas échéant par cofinancement de plusieurs partenaires, pour faire face à des restes à charge auxquels la personne ne pourrait faire face.

Ce dispositif induit une nouvelle approche pour l’Assurance maladie qui, au-delà de délivrer des droits ou des prestations dans une logique de « guichet », va au-devant des personnes qui méconnaîtraient leurs droits administratifs. Elle se charge, également, de repérer, en partenariat étroit avec les autres acteurs de la santé et du social, celles qui rencontreraient des difficultés pour accéder aux soins, voire qui renonceraient à se soigner. À cet effet, les agents des caisses sont désormais formés à détecter, lors de leurs échanges avec les assurés, leurs éventuelles difficultés de santé.

Le dispositif repose sur une coopération étroite avec les autres acteurs du tissu local, (professionnels de santé, collectivités territoriales, centres communaux d’action sociale (CCAS), établissements hospitaliers, organismes complémentaires…) au service de l’identification des situations sensibles et de l’accompagnement individualisé et proactif des assurés concernés. Ce sont eux, et non l’assuré, qui saisissent l’Assurance maladie de ces situations problématiques, explique cette dernière.

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