Soins palliatifs : les avancées du plan national 2015-2018

Santé

Le gouvernement lance une grande campagne nationale d’information sur les droits des personnes malades et des personnes en fin de vie.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a présenté, en décembre 2015, le plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie. Le comité de suivi plénier a démarré ses travaux au début de ce mois de février, sous la présidence du Pr Vincent Morel, responsable de l’équipe mobile d’accompagnement et de soins palliatifs du CHU de Rennes. « À ce jour, toutes les actions sont engagées et plus de 50 % sont déjà réalisées ou en passe de l’être », se félicite Marisol Touraine.

Chaque année, entre 150 000 et 200 000 personnes bénéficient de soins palliatifs, rappelle le ministère. « Pour leur garantir une fin de vie digne et apaisée, des mesures fortes ont été mises en place par le gouvernement », insiste Marisol Touraine. À savoir :

  • Les moyens alloués aux structures de recours ont été renforcés. Il s’agit, notamment, des unités de soins palliatifs pour les situations les plus complexes ou difficiles et des lits identifiés en soins palliatifs au sein des services hospitaliers les plus fréquemment confrontés à la fin de vie (cancérologie, réanimation).
  • L’allocation de crédits à hauteur de 14 millions d’euros en 2016 a permis de renforcer les équipes intervenant au domicile – y compris en établissement pour personnes âgées – et, ainsi, « d’apporter une réponse adaptée aux 80 % des patients en fin de vie souhaitant rester chez eux ». Ces crédits sont également venus soutenir des projets innovants, notamment ceux permettant de repérer précocement les personnes justifiant d’une prise en charge palliative, ajoute le ministère.
  • Une grande campagne nationale d’information a été lancée, en décembre 2016, sur les droits des personnes malades et des personnes en fin de vie, à l’attention des professionnels de santé. « Dans les tous prochains jours, une campagne grand public viendra la compléter », a révélé Marisol Touraine.
  • Une filière universitaire en « épistémologie clinique » (ou médecine palliative) a été créée au mois de janvier. Tout en renforçant les pratiques, elle permettra de constituer un corps d’enseignants-chercheurs dans le domaine des soins palliatifs et de l’accompagnement de la fin de vie.
  • Des recommandations ont été produites par la Haute autorité de santé (HAS) pour les professionnels. Elles seront bientôt complétées par l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) pour faciliter le maintien à domicile, dans leur lieu de vie, des personnes nécessitant des soins palliatifs.
  • Une fiche de liaison avec les centres de régulation des services d’urgence a été mise en place pour éviter les ré-hospitalisations et s’assurer que le souhait des patients de rester chez eux est respecté, conclut le ministère.

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