La revalorisation de la prime de feu des pompiers ne doit pas être « renvoyée aux calendes grecques »

Sécurité

La revalorisation de la prime de feu des sapeurs-pompiers, un engagement du gouvernement dont le décret n’est toujours pas paru, ne doit pas être « renvoyée aux calendes grecques », ont exhorté mercredi 3 juin 2020 dans une tribune 60 parlementaires de la majorité et du Modem.

Le député LREM des Deux-Sèvres Jean-Marie Fiévet, à l’initiative de cette tribune, estime que « les atermoiements des financeurs que sont les départements et les communes ne doivent pas ralentir le calendrier de publication du décret ».

Contacté par l’AFP, il déplore que « les départements et la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNIS) ne tranchent pas en faveur de la hausse de la prime de feu ». Depuis l’annonce d’une revalorisation de la prime, les départements demandent des ressources supplémentaires au gouvernement pour pouvoir la financer.

« Premiers à répondre à la violence, à la tragédie pour toujours venir en aide à nos concitoyens », les pompiers « ne sauraient accepter que cette valorisation de leur prime soit à nouveau renvoyée aux calendes grecques ».

Le gouvernement s’était engagé en janvier à revaloriser dès l’été la prime de feu des pompiers en la portant à 25 % du salaire de base (contre 19 % actuellement).

Cette décision avait été prise après plusieurs mois de mobilisation des pompiers. Ces derniers demandaient une revalorisation à 28 % du salaire, à hauteur des primes de risques accordées aux policiers et gendarmes, mais aussi le maintien des mécanismes leur permettant de partir en retraite anticipée à 57 ans en échange de cotisations supplémentaires.

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