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Sécurité : les principales annonces sur la sécurité d’Emmanuel Macron

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Doublement du nombre de gendarmes et de policiers sur le terrain d’ici 2030, budget accru de 15 milliards d’euros sur cinq ans, généralisation des amendes forfaitaires : voici les principales annonces d’Emmanuel Macron lundi 10 janvier 2022 à Nice en matière de sécurité.

Sécurité : les principales annonces sur la sécurité d'Emmanuel Macron

Doublement des effectifs sur le terrain d’ici 2030

Pour y parvenir, le président table sur la suppression de tâches annexes ainsi que sur des réorganisations. La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi), qui sera présentée en mars en Conseil des ministres, devra mettre « un terme aux tâches indues », comme la garde des bâtiments publics, le transfert des détenus, la police des audiences, etc. Au total, cela devrait permettre de dégager « 3 500 policiers et gendarmes » pour les mettre sur la voie publique.

Il prévoit une accélération du désengagement des policiers et gendarmes des tâches administratives. « Il n’y aura plus, a-t-il dit, à compter de 2023 un seul de ces personnels actifs dans les fonctions de contrôle administratif à nos frontières ou de gestion des centres de rétention administrative (CRA) ». « Cela nous permettra de remettre pas moins de 3 000 agents sur la voie publique ».

Ce doublement des effectifs n’a pas été chiffré.

Budget de 15 milliards d’euros en plus sur cinq ans

Le budget de la sécurité sera accru de 15 milliards d’euros sur cinq ans, soit une hausse de 25 % par rapport au budget actuel, dans le cadre du projet de la Lopmi. Concrètement, le budget du ministère serait augmenté d’un milliard la première année, de deux la deuxième et ainsi de suite jusqu’à cinq milliards de plus la cinquième année, de sorte que le total atteindrait 15 milliards à la fin de la Lopmi.

Un milliard d’euros d’investissement sera consacré à la création d’un site unique de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), avec un emménagement des personnels en 2028.

Généralisation des amendes forfaitaires délictuelles (AFD)

Les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) seront généralisées pour les délits sanctionnés par des peines inférieures à un an de prison. Cette amende, utilisée notamment pour lutter contre la consommation de stupéfiants, sera « un élément de simplification » qui permettra aux « magistrats de se concentrer sur les affaires plus importantes ».

Contre les violences faites aux femmes

L’amende contre le harcèlement de rue sera triplé à 300 euros et les effectifs de policiers seront doublés dans les transports.

Il est aussi prévu le doublement en cinq ans du nombre des enquêteurs dédiés aux violences intrafamiliales, pour le porter à 4 000 et l’augmentation de 200 du nombre des intervenants sociaux dans les commissariats et gendarmeries pour atteindre un total de 600.

Milieu rural et quartiers

Seront aussi créées 200 brigades de gendarmerie en milieu rural, qui prendront la forme de « nouveaux types d’implantations, avec des expérimentations qui vont être lancées dans plusieurs départements ».

Une « force d’action républicaine pour les quartiers » afin de les « sécuriser » et d’« aider à démanteler » les points de deal sera également mise en place. Elle sera composée de policiers, d’officiers de police judiciaire (OPJ), de fonctionnaires des finances, ainsi que de personnels éducatifs et travailleurs sociaux.

Est également prévue la création de onze unités de forces mobiles.

Contre la cybercriminalité

Seront recrutés 1 500 cyber-patrouilleurs supplémentaires et une école de formation cyber sera fondée pour lutter contre les attaques numériques, dans le cadre d’un plan d’investissement d’un milliard d’euros. Un plan de recrutement « pour aller chercher les meilleurs profils issus de la société civile » sera mis en œuvre.

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