Publication du livre blanc de la sécurité : un an de travail, 200 propositions

Sécurité

Le ministère de l’Intérieur a mis en ligne lundi 16 novembre 2020 le livre blanc de la sécurité intérieure qui a nécessité un an de travail et rassemble environ 200 propositions devant « inspirer l’action du ministre de l’Intérieur pour les prochaines années », selon l’expression de Gérald Darmanin.

Ce document de 330 pages constitue un cadre qui servira à la confection d’une loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure (LOPSI) pour 2022.

Compte tenu du calendrier électoral avec la présidentielle prévue en 2022, cette LOPSI devrait constituer le cœur du programme sécurité du président Emmanuel Macron dans la perspective d’un second mandat.

Les propositions sont variées allant de la création d’un préfet délégué à l’immigration auprès du préfet de police de Paris à une nouvelle répartition territoriale entre police et gendarmerie, en passant par un encadrement des sociétés privées de sécurité ou le regroupement des structures police et gendarmerie dans le domaine de la lutte contre la cybercriminalité.

Certaines propositions ont déjà vu le jour comme le schéma national du maintien de l’ordre, ou sont en passe de l’être comme celles relatives aux polices municipales qui sont intégrées dans le texte « Sécurité globale » dont l’examen par les députés débute mardi 17 novembre 2020.

Le livre blanc aborde la question de l’utilisation de la reconnaissance faciale dans l’espace public. Sur ce sujet sensible, les rédacteurs estiment « hautement souhaitable d’expérimenter la reconnaissance faciale dans les espaces publics, afin de maîtriser techniquement, opérationnellement et juridiquement cette technologie à des fins de protection des Français ».

Pour eux, ce programme d’expérimentation devrait se faire « en temps réel », « être borné dans le temps » et « ouvert au regard transparent d’une instance extérieure indépendante ».

Une série d’amendements interdisant cette reconnaissance faciale et présentés dans le cadre du texte « Sécurité globale », qui doit être débattu par les députés à partir de mardi 17 novembre, ont été rejetés en commission.

La rapporteure du texte, Alice Thourot, a expliqué que cette question était « assez lourde et devrait faire l’objet d’un texte spécifique et d’une étude préalable approfondie ».

Le livre blanc comprend par ailleurs diverses préconisations concernant le recrutement des policiers, leur formation et leur plan de carrière.

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