Justice : 30e anniversaire du travail d’intérêt général (TIG)

Administration

Toute cette semaine, le ministère de la Justice célèbre les 30 ans du travail d’intérêt général (TIG).

« Commémorer le trentième anniversaire du travail d’intérêt général, c’est commémorer un succès », a déclaré la ministre de la Justice, Christiane Taubira, en lançant la semaine anniversaire du travail d’intérêt général (25-29 novembre). Il y a 30 ans, Robert Badinter, alors Garde des sceaux, créait le travail d’intérêt général (TIG), institué par la loi du 10 juin 1983.

Aujourd’hui, plus de 30 000 peines de TIG sont prononcées et exécutées chaque année. Pour mémoire, le TIG est une peine alternative à l’incarcération qui consiste en un travail non rémunéré au sein d’une association, d’une collectivité publique, d’un établissement public ou auprès d’une personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public.

« Le travail d’intérêt général contribue à la sortie de la délinquance, à la réinsertion et à la lutte contre la récidive », a souligné Christiane Taubira. Le TIG fait ainsi partie du dispositif de réinsertion sociale. 80 conventions ont été signées entre l’administration pénitentiaire et divers organismes comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge française, le Secours catholique, La Poste ou encore la SNCF. « Le TIG est une mesure d’une portée sociale certaine », a assuré Robert Badinter.

Cette semaine consacrée au TIG doit permettre de sensibiliser tous les acteurs concernés (magistrats, fonctionnaires, associations, partenaires) aux modalités concrètes de sa mise en œuvre. Dans chaque département, les services pénitentiaires d’insertion et de probation SPIP) organisent, en étroite collaboration avec les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), des manifestations avec les collectivités territoriales et les partenaires institutionnels.

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