La désinfection des rues inutile et nocive pour l’environnement

Administration

Les autorités recommandent de ne pas désinfecter les voies publiques face à l’épidémie de coronavirus, comme certaines municipalités en avaient émis l’intention, estimant qu’il n’y a pas de preuve de l’efficacité d’une telle mesure.

Les ministres de la Transition écologique, Élisabeth Borne, et de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, ont indiqué jeudi 9 avril 2020 « prendre acte » d’une recommandation du Haut Conseil de la santé publique, qui avait été saisi sur l’opportunité de telles mesures.

Le HCSP a rendu son avis le 4 avril 2020, concluant à « l’absence d’argument scientifique de l’efficacité d’une telle mesure sur la prévention de la transmission du SARS-CoV-2 ».

En conséquence, tout en « notant son impact psychologique sur la population, il recommande de ne pas mettre en œuvre une politique de nettoyage spécifique ou de désinfection de la voirie », mais de « continuer d’assurer le nettoyage habituel », évidemment « avec les équipements de protection habituels des professionnels ».

Par contre, il recommande « d’assurer le nettoyage et la désinfection à une fréquence plus régulière du mobilier urbain » et de s’abstenir d’utiliser des équipements pouvant soulever les poussières au sol, type souffleurs de feuilles.

Dans un communiqué, les ministres soulignent par ailleurs que « l’usage massif de produits de désinfection en plein air peut conduire à des effets, directs ou indirects, sur la santé et l’environnement, » notamment en raison du ruissellement.

Plusieurs collectivités, Bordeaux ou Nice notamment, avaient un temps envisagé de telles mesures.

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