L’Alsace et la Lorraine vont réduire le nombre de leurs sous-préfectures

Administration

Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, qui avaient été choisis en septembre dernier à titre pilote par le ministère de l’Intérieur pour expérimenter une réforme des sous-préfectures, ont annoncé jeudi 3 juillet la fusion de plusieurs arrondissements.

D’ici 2016, le Bas-Rhin passera de 13 arrondissements à 8, et la Moselle de 9 à 5, « de manière à redonner des perspectives et regrouper les services de l’État », a indiqué le préfet de la région Lorraine, Nacer Meddah, qui tenait une conférence de presse à Metz jeudi midi, en même temps que son homologue alsacien à Strasbourg.

« Nous avons été choisis parce qu’en termes de sous-préfectures nous avions une densité extrêmement importante qui date de 1871, lorsqu’il s’agissait alors de mieux contrôler la population alsacienne et d’installer l’empire allemand », a rappelé le préfet alsacien, Stéphane Bouillon. Mais « une sous-préfecture n’est pas installée comme une cathédrale. Elle peut être amenée à bouger. Notre objectif est d’assurer une présence sur le terrain pour répondre aux bassins de population », a-t-il poursuivi.

Dans le Bas-Rhin, Wissembourg sera absorbée par Haguenau. Dans le Haut-Rhin, Colmar fusionnera avec Ribeauvillé, tandis que Guebwiller rejoindra la sous-préfecture de Thann.

En Moselle, les deux arrondissements de Thionville seront fusionnés, de même que ceux de Sarrebourg et Château-Salins d’une part, et ceux Boulay et Forbach d’autre part, tandis que l’arrondissement Metz-campagne sera supprimé.

En Alsace, le préfet souhaite que les bâtiments des sous-préfectures supprimées puissent être réutilisés sous forme de Centres d’action sociale (CAS) ou d’écoles de formation pour jeunes pour répondre à l’intérêt général.

Les anciens chefs-lieux d’arrondissement accueilleront par ailleurs des « permanences de service public ». En Lorraine, une « Maison d’État », qui regroupera différents services administratifs voire des grandes agences nationales, telle l’ONF, est prévue dans les sous-préfectures supprimées.

« Notre volonté, c’est de ne pas supprimer les structures de proximité. Dans certaines sous-préfectures, on a moins de 10 agents, il n’y a plus de sous-préfet depuis un an. La solution de facilité aurait été un statu quo et que la sous-préfecture s’éteigne d’elle-même. Nous allons faire le contraire », a expliqué M. Meddah.

Les quelques dizaines d’agents des sous-préfectures qui disparaissent seront redéployés, ont assuré les deux préfets.

L’État espère réaliser une économie comprise estimée entre 50 000 et 65 000 euros par an et par sous-préfecture, alors que le coût du déménagement sera amorti d’ici deux à trois ans. Les salaires des postes de sous-préfets qui disparaîtront seront directement reversés à Bercy.
 

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