Le gouvernement présente son plan numérique

Administration

Très haut débit partout en 2022, extinction du réseau en cuivre, renforcement des espaces publics numériques, numérisation du patrimoine culturel… : le plan numérique gouvernemental comporte dix-huit mesures.

Dix-huit mesures – soit plus de cent actions – composent le plan gouvernemental pour le numérique, présenté par le Premier ministre, le 28 février à Gennevilliers. Ce programme assigne trois objectifs au numérique : constituer une chance pour la jeunesse, renforcer la compétitivité et promouvoir les valeurs de société du gouvernement.

Conformément au plan présenté par le ministre de l’Éducation nationale fin 2012, le numérique sera abondamment utilisé pour l’enseignement, et les enseignants recevront une formation adaptée. Ainsi, le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République prévoit une formation des élèves de l’école primaire au lycée. Quinze quartiers numériques devraient voir le jour « dans les agglomérations les plus dynamiques », et Paris ou sa proche banlieue seront une « vitrine du projet pour l’international ».

Des « FabLabs », ateliers collaboratifs de fabrication numérique et les espaces publics numériques (EPN), financés par les collectivités territoriales, deviendront des lieux d’appropriation du numérique. Les EPN bénéficieront de 2 000 emplois d’avenir pour apporter davantage de services aux citoyens, notamment des usages innovants.

Une loi sur la protection des droits et des libertés numériques, la numérisation du patrimoine culturel, l’encouragement à la réutilisation des données publiques par l’ensemble des citoyens, ou la gestion de l’identité numérique en ligne font également partie des mesures prévues par le plan gouvernemental.

Un établissement public coordonnera le chantier du très haut débit

Le programme numérique consacre une large part au déploiement du très haut débit pour tous d’ici 2022, et pour la moitié de la population d’ici 2017. Un établissement public, opérationnel début 2014, assurera le pilotage harmonieux de ce chantier.

Les opérateurs apporteront la fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH), sur leurs fonds propres, dans des zones où vivent 57 % de la population. Pour les 43 % restants, non rentables, l’intervention de la puissance publique est indispensable.

L’initiative y est laissée aux collectivités, dont les projets seront soutenus par des prêts à long terme, avec plusieurs milliards d’euros provenant des fonds du livret A. La contribution de l’État s’élèvera, en moyenne, à 50 % des besoins de subvention pour les investissements en fibre optique ; son aide sera concentrée dans les territoires ruraux, et représentera environ 3 milliards d’euros sur dix ans.

L’extinction des réseaux en cuivre de France Télécom, souvent réclamée par les élus, sera confiée à une mission qui présentera un calendrier et les conditions envisageables fin 2014.

En 2014, un nouveau séminaire gouvernemental examinera l’avancement des actions et envisagera les nouvelles perspectives du programme numérique.

Marie Gasnier

 

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