Jean Castex annonce l’extension des « territoires numériques éducatifs » à dix nouveaux départements

Éducation

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé vendredi 8 octobre 2021 l’extension des « territoires numériques éducatifs » à dix nouveaux départements, soit 1,3 million d’élèves, comprenant l’équipement en matériel, la formation des enseignants et l’intégration des parents d’élèves dans le dispositif.

Les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Corse-du-Sud, le Doubs, le Finistère, la Guadeloupe, l’Hérault, l’Isère, la Vienne et les Vosges ont été retenus, après une première expérimentation dans l’Aisne et le Val-d’Oise lancée à la rentrée 2020. « Ce qu’on a vu sur ces territoires numériques éducatifs, c’est combien c’est porteur de progrès, des choses extrêmement concrètes pour réduire cette fracture numérique et accroître la continuité pédagogique », a expliqué le chef du gouvernement lors d’un déplacement à Poitiers, en estimant qu’« on peut parfaitement assumer vouloir développer les usages du numérique au service du projet pédagogique et des enfants et, parallèlement, limiter l’addiction aux écrans ». « Je pense que ces deux objectifs sont non seulement conciliables mais que le déploiement de l’un permettra ou aidera à mieux maîtriser l’autre », a-t-il ajouté.

Les territoires numériques éducatifs prévoient notamment un déploiement des équipements numériques, la mutualisation de contenus pédagogiques ou la formation des enseignants et des familles. « Lors du confinement (à cause du Covid-19), on a constaté les fractures numériques : pas assez d’équipements, nécessité d’avoir des outils numériques adéquats, difficultés d’appropriation des outils, etc. », a expliqué Matignon. Après cette expérimentation, les territoires numériques éducatifs ont vocation à être déployés sur l’ensemble du territoire, de façon à « ce qu’il y ait une pratique homogène », a assuré le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui accompagnait le Premier ministre au siège du réseau Canopé, l’établissement public qui édite, produit et diffuse des ressources pédagogiques.

La directrice de l’établissement, Marie-Caroline Missir, a insisté sur « la nécessité de travailler avec l’académie, Canopé, les collectivités et d’informer les enseignants que les dispositifs existent », notamment en « inscrivant les heures de formation pour tirer les professeurs vers le dispositif ». Accompagné de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, M. Castex a par ailleurs annoncé le pendant de cette expérimentation dans plusieurs universités (Rennes-1, Amiens, Haute Alsace, Cergy, Ensam, Paris Sciences et Lettres, Orléans, Mayotte, Lorraine, Reims, Agrosup Dijon, INSA, Polytechnique Hauts-de-France, La Rochelle, Nîmes et Poitiers), soit 400 000 étudiants, pour une enveloppe de 110 millions d’euros. « Évidemment, il y a des enjeux pédagogiques, il y a des enjeux numériques, il y a évidemment aussi des enjeux industriels : c’est aussi l’un des objectifs du plan de relance, favoriser l’innovation et la réindustrialisation de notre pays », a encore souligné M. Castex.

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