L’Île-de-France se dote d’un médiateur et ouvre ses données publiques

Administration

La région Île-de-France va se doter d’un médiateur en 2013 et mettre en place une plateforme pour héberger les données publiques « pour instaurer plus de transparence et de proximité avec les citoyens », a annoncé vendredi 26 avril Eddie Aït, conseiller régional PRG-MUP.

Eddie Aït, dans ses fonctions de délégué spécial en charge de la responsabilité sociétale et la modernisation de l’action publique régionale, a présenté vendredi en séance plénière son premier rapport, adopté avec l’ensemble des voix de la majorité (PS et apparentés, EELV, PRG-MUP, FDG, FDG et Alternatifs). L’opposition (UMP et UDI) s’est abstenue.

« Ce rapport trouve une place particulière dans le contexte de moralisation de la vie publique (…) L’ouverture des données publiques, c’est vraiment une démarche saine », a déclaré à l’AFP Eddie Aït.

« L’idée était de poser une première pierre dans la modernisation et la simplification de l’action publique, à l’heure où l’acte III de la Décentralisation va faire des régions des acteurs centraux », a-t-il expliqué.

L’ouverture des données publiques se fera par le biais d’une plateforme, hébergée sur le site internet de la région (www.iledefrance.fr). Les Franciliens pourront accéder aux données publiques permises par la loi : statistiques, données géographiques, la listes des élus, des rapports votés, des marchés publics attribués, etc.

Cette démarche, « c’est aussi la mise en place de l’administration numérique : cet open data induit un schéma directeur des systèmes d’information, dont les futures extensions derrière sont des téléprocédures généralisées », a-t-il détaillé. Cette transparence accrue passe par la création d’un poste de médiateur d’ici à la fin de l’année. L’Île-de-France sera « la première région à s’en doter », a souligné M. Aït.

Ce médiateur pourra être saisi gratuitement par courrier ou internet sur les compétences de la région afin de signaler un litige. « Il sera là pour trouver une solution amiable, mieux informer et défendre les droits d’un administré face à la région », a-t-il souligné.

Dans la même logique, une clarification de la prise en charge des frais de mission des élus a été adoptée dans ce premier rapport. Pour 2013, le budget pour les déplacements des élus est fixé à 435 000 euros (contre 445 000 en 2012).

« Il s’agit de mieux anticiper les déplacements pour en réduire les coûts, et de fait d’avoir des règles claires », a fait valoir M. Aït, prenant des exemples concrets : la règle d’un billet d’avion pris en classe économique plutôt qu’en classe affaires, à moins d’être sur un long courrier de nuit, celle d’une chambre d’hôtel dans un 3 étoiles ou d’un voyage en train, préféré à l’avion, pour un trajet de moins de trois heures.

 

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