L’air intérieur des écoles sera étudié jusqu’en 2016

Développement durable

Le dispositif de surveillance de la qualité de l’air dans les établissements publics est en cours de simplification. Une campagne sur la qualité de l’air au sein des écoles se poursuivra pendant trois ans.

Le 1er janvier 2015, il sera obligatoire de surveiller la qualité de l’air intérieur des crèches et des écoles maternelles. En janvier 2019, ce sera le tour des écoles élémentaires.

En effet, un décret du 2 décembre 2011 impose la surveillance dans certains établissements recevant du public ; tous les sept ans, le propriétaire ou l’exploitant devra faire effectuer des mesures par des organismes accrédités et les rendre publiques dans les trente jours.

Le comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (Cimap) du 17 juillet 2013 a décidé de simplifier ce dispositif de surveillance, par deux décrets et quatre arrêtés, sur lesquels une consultation est ouverte jusqu’au 23 août 2013.

Ils concernent notamment l’information des personnes qui fréquentent l’établissement et la présentation du rapport sur l’évaluation des moyens d’aération pour les crèches, les accueils de loisirs et les écoles.
 

600 salles de classe étudiées

Après une campagne expérimentale nationale, menée entre 2009 et 2011 dans 310 écoles et crèches, une grande étude sur la qualité de l’air intérieur des écoles a démarré le 23 juin 2013. Elle se poursuivra jusqu’en 2016 et concernera 600 salles de classe dans 300 écoles maternelles et élémentaires tirées au sort ; les écoles privées et publiques, en zone urbaine ou rurale seront représentées.

Au total, trois ans et demi d’enquête, dont les résultats pourront être extrapolés à toutes les écoles françaises. L’étude évaluera les conditions de confort acoustique, thermique, olfactif et visuel dans les salles de classe. Six paramètres seront mesurés : niveau sonore, concentration en CO2, température et humidité relative de l’air, nombre de particules en suspension, éclairage, présence de plomb dans les peintures. Un rapport personnalisé sera ensuite envoyé aux mairies concernées, afin qu’elles le transmettent aux écoles.
 

L’encre de Chine et le feutre effaçable sont nocifs

Selon une étude du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), rendue publique par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) , les élèves sont soumis à de nombreuses sources de pollution : confinement, composés organiques volatils (COV), COsV (phtalates, pesticides, muscs…), moisissures, allergènes d’animaux domestiques, acariens…

L’action de ces polluants peut être aggravée par l’état des systèmes de chauffage, d’aération, de ventilation… L’air est vicié par les émissions des fournitures scolaires et des produits d’entretien. Les fournitures les plus nocives sont la peinture acrylique, l’encre de Chine, le feutre effaçable, la gouache liquide et la peinture vitrail. Le CSTB recommande notamment d’aérer les locaux pendant l’utilisation des produits.

Marie Gasnier
 

Texte de référence : Décret n° 2012-14 du 5 janvier 2012 relatif à l’évaluation des moyens d’aération et à la mesure des polluants effectuées au titre de la surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains établissements recevant du public

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