Les régions cofinanceront le fonds Avenir montagnes

Développement territorial

Destiné à soutenir l’ingénierie et l’investissement dans le cadre du plan Avenir montagnes, un fonds de 331 millions d’euros sur deux ans aidera les territoires de montagne à diversifier leur offre touristique et à préserver la biodiversité. Les opérations éligibles doivent être situées dans le périmètre d’un massif.

Tandis que la pandémie, associée au réchauffement climatique, met en péril les activités hivernales de montagne, la fréquentation touristique estivale ne cesse de progresser. Selon une étude du cabinet G2A pour l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), au début de l’été 2021 les réservations avaient ainsi augmenté de 25 % sur l’ensemble de la période estivale par rapport à l’été 2020, pour l’ensemble des massifs montagneux. Mais il est urgent de se tourner vers un « tourisme plus diversifié, durable et résilient », adapté à la diversité des territoires de montagne.

C’est l’objectif du plan Avenir montagnes, présenté par le Premier ministre Jean Castex le 27 mai dernier. Dans une circulaire, publiée le 15 juillet, il détaille les mesures financières qui accompagnent ce programme de soutien à l’investissement : soit, au-delà des 5,4 milliards d’euros de mesures d’urgence et de relance déjà  mobilisés, plus de 650 millions d’euros de crédits publics répartis en quatorze mesures. La première d’entre elles crée un fonds Avenir montagnes, doté de 331 millions d’euros sur deux ans (2021 et 2022), en deux volets.

Le volet Avenir montagnes ingénierie (31 millions d’euros), porté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), doit accompagner une soixantaine de territoires de montagne dans la conception de leurs projets de transition. Il fait l’objet d’une instruction dédiée de la part du ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. Le volet Avenir montagnes investissements (300 millions d’euros pour 2021 et 2022) sera financé à parts égales entre l’État et les régions. Il comprend une enveloppe de 10 millions d’euros dédiés à la restauration de 1 000 kilomètres de sentiers et à la protection de la biodiversité.

Les régions devront s’engager, avant le 30 septembre 2021, par un protocole d’accord confirmant leur contribution, et fournir une liste de projets prêts à démarrer dans les plus brefs délais, le cas échéant avec un soutien en ingénierie de l’État. Ces protocoles seront réintégrés par voie d’avenant aux contrats de plan interrégionaux état-région (CPIER) de massif 2021-2027. En 2022, d’autres échelons de collectivités – conseils départementaux notamment – pourront également être appelés à  contribuer au fonds.

Les projets d’équipements et d’investissements éligibles à ces financements doivent être situés dans le périmètre d’un des six massifs métropolitains (Alpes, Jura, massif central, Pyrénées, Vosges, massif de Corse) et portés par les collectivités, établissements publics, associations, syndicats mixtes ou encore les entreprises. Ils auront pour objectif de valoriser les atouts des territoires de montagne : développement d’équipements touristiques durables liés à la diversification selon deux ou quatre saisons (valorisation du patrimoine culturel ou naturel, valorisation touristique et écologique des espaces naturels protégés, protection de sites classés, action en faveur des paysages, développement d’infrastructures sportives), modernisation des équipements liés aux activités de neige, soutien à la transition écologique des activités, protection de la biodiversité, rénovation d’hébergements touristiques, modernisation des établissements thermaux, diversification de l’offre et mise en valeur du patrimoine des stations thermales (historique, naturel et bâti)…

Les commissariats de massifs ont jusqu’au 30 septembre 2021 pour analyser et sélectionner les projets qui seront soutenus par ce volet investissement.

Marie Gasnier

Un plan en trois axes

  • Favoriser la diversification de l’offre et la conquête de nouvelles clientèles
  • Accélérer la transition écologique et énergétique des activités touristiques de montagne
  • Dynamiser l’immobilier de loisir et enrayer la formation de « lits froids »

Posté le par

Recommander cet article