Cités éducatives : un comité pour accompagner l’expérimentation

Éducation

Le gouvernement vient d’installer le Comité national d’orientation et d’évaluation des Cités éducatives.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministre de la Ville et du Logement ont procédé, le 26 novembre 2019 à l’Assemblée nationale, à l’installation du Comité d’orientation et d’évaluation des Cités éducatives. Sous la présidence de Sylvie Charrière, députée de Seine-Saint-Denis, cette instance rassemble des experts, des acteurs des territoires, des associatifs et des citoyens.

Le Comité accompagnera l’expérimentation des 80 cités éducatives, formulera des recommandations sur les objectifs et l’économie générale de la démarche, prendra appui sur les expériences de terrain, valorisera les actions exemplaires et les partenaires impliqués.

Il veillera, particulièrement, aux travaux d’évaluation du programme, au niveau national et local, ont précisé les deux ministres. Issu d’expériences de terrain, le programme des Cités éducatives « veut conforter le rôle de l’école, garantir la continuité éducative et ouvrir le champ des possibles aux 450 000 enfants, élèves et jeunes de 0 à 25 ans des grands quartiers concernés ».

Jean-Michel Blanquer et Julien Denormandie ont labellisé 80 Cités éducatives, sur candidature des territoires, pour une durée de 3 ans. Une enveloppe de 100 millions d’euros de crédits de la politique de la ville leur sera allouée sur la période 2020-2022, afin d’impulser une dynamique avec les collectivités et les associations, ainsi qu’un accompagnement renforcé de la préfecture et un principal de collège dédié dans chaque Cité éducative.

Dès la rentrée de septembre 2019, chaque Cité éducative a reçu un fonds d’amorçage de 100 000 euros pour lancer la dynamique. À titre d’exemples, ce dernier a permis de financer un tiers-lieux éducatif à Marseille, la « Fabulerie » ; une maison des parents à Creil (Oise) ; des médiateurs du numérique à Charleville-Mézières (Ardennes) ; le développement de licences sportives à Échirolles (Isère) ; le développement de Micro-Folies à Allonnes (Sarthe) ou La Seyne-sur-Mer (Var).

Les territoires ont jusqu’à la mi-décembre 2019 pour élaborer leurs programmes pluriannuels 2020-2022, qui seront financés par l’État, les collectivités, les CAF, en partenariat avec le monde associatif. D’ores et déjà, « des priorités fortes ressortent des avant-projets » pour :

  • Améliorer la réussite, l’orientation et l’ambition dans la scolarité ;
  • Faire converger les efforts autour des 0-6 ans, en lien étroit avec les parents ;
  • Aller vers les jeunes sans diplôme pour les aider à rebondir sur une formation ou un emploi ;
  • Renforcer l’offre de santé, en matière de prévention, de dépistage et de soins ;
  • Sortir de son quartier pour des stages, des loisirs et des séjours.

Une plate-forme numérique, confiée par le ministère de la Ville au Réseau Canopé, opérateur de l’Éducation nationale, va permettre d’organiser des espaces de travail collaboratifs, de valoriser les bonnes pratiques des Cités éducatives et ainsi de faciliter l’essaimage dans les autres territoires.

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