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Des réformes pour rendre plus attractifs les métiers d’animateurs

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Baisse de l’âge minimum pour suivre la formation au Bafa, aide financière pour passer le certificat d’animateur professionnel, fusion de « petits contrats » : la secrétaire d’État Sarah El Haïry a présenté mardi 22 février 2022 des mesures pour valoriser les professions de l’animation.

Des réformes pour rendre plus attractifs les métiers d'animateurs

L’âge minimum pour se former au Bafa, brevet d’animateur, est abaissé à 16 ans le 1er juillet 2022 (contre 17 ans actuellement), a annoncé la secrétaire d’État en conclusion des Assises de l’animation à Paris, qui visent à attirer et former plus de jeunes, valoriser les professions de l’animation et répondre aux demandes des acteurs du périscolaire.

« On a laissé certaines dérives s’installer, comme des formations difficilement accessibles, marquées par une certaine précarité et un manque de perspectives », a regretté Mme El Haïry.

Quatre millions d’euros vont être alloués à la formation d’animateurs sans diplôme, pour qu’ils obtiennent le certificat d’animateur professionnel. Dès cette année, ils sont 2 500 à pouvoir prétendre à cette aide.

Entre coups de pouces proposés par la commune, l’intercommunalité ou la région, la secrétaire d’État a reconnu que l’information sur les aides financières pour passer le Bafa était opaque et entretenait une « inégalité entre territoires ». Un simulateur indiquant le reste à charge aux aspirants animateurs sera disponible à partir de septembre 2022.

Afin de raccourcir les délais d’obtention du diplôme, les jurys de fin de brevet sont supprimés dès avril 2023.

Autre mesure : alors que des employés cumulent au cours de la même journée des contrats d’AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) ou d’animateur, la secrétaire d’État veut fusionner les petits contrats « précaires » pour aboutir à une seule fonction à temps complet.

« Les associations pourront recruter des Atsem (agents spécialisés des écoles maternelles) et les collectivités des AESH « , a-t-elle dit.

Le budget accordé à cette série de mesures annoncées en conclusion des Assises de l’animation s’élève à 64 millions d’euros.

Sur l’année scolaire 2021-2022, le secteur de l’animation comptait 50 000 postes non pourvus, soit 10 % des effectifs, selon le ministère. Environ 80 % des structures dans le secteur ont fait part de « difficultés » à recruter du personnel.

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