Destiné aux acteurs de l’éducation, chercheurs, décideurs publics et à tous les citoyens, « Géographie de l’école 2026 », publié fin juin 2026 par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale, décrit le système éducatif sous l’angle des comparaisons territoriales. Comment se répartissent les élèves sur le territoire ? Où trouve-t-on le plus d’élèves scolarisés dans le secteur privé ? Où sont les enseignants les plus jeunes ? Les chances d’obtenir le baccalauréat sont-elles les mêmes partout ? Où sont situés les internats ? Quels sont les temps de transport des élèves selon les territoires ?
Cette 14e édition répond à toutes ces questions. Elle radiographie le système d’éducation et de formation en mettant en lumière les disparités territoriales. « Géographie de l’école 2026 » constitue « un outil précieux. En mobilisant une approche cartographique précise et un large ensemble de données, elle permet d’appréhender les enjeux éducatifs dans leur diversité territoriale. Elle décrit le système d’éducation et de formation, met en lumière les disparités entre territoires et rappelle l’exigence de garantir partout un haut niveau de formation et de qualité du service public », précise le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Quatre grands thèmes étudiés à la loupe
L’édition 2026 propose 38 fiches thématiques qui apportent une variété d’informations, sous forme d’indicateurs cartographiés et de courtes analyses. Ces fiches sont regroupées autour de quatre grandes questions.
L’environnement social, économique et familial
Au sommaire : la répartition des élèves par profil de territoire, le milieu social et le niveau de diplôme des parents, l’environnement familial des enfants…
Le contexte scolaire
Au menu : la scolarisation dans le premier degré, au collège, en voie générale et technologique au lycée, en voie professionnelle scolaire ; les élèves de l’enseignement privé sous contrat ; les temps de transport théoriques ; la scolarisation dans l’enseignement supérieur ; l’école inclusive ; l’éducation prioritaire…
Les moyens et les ressources humaines
À savoir : la dépense d’éducation par élève ou étudiant prise en charge par l’État, la dépense d’éducation des départements et des régions par collégien et par lycéen, les personnels aux missions d’accompagnement et de prévention auprès des élèves…
Les parcours scolaires et les résultats
Au sommaire : les acquis en français et en mathématiques à l’entrée en CP, à l’entrée en 6e , à l’entrée au lycée ; les jeunes en difficulté de lecture ; les inégalités sociales de compétences ; l’orientation en fin de 3e ; la réussite aux examens ; les jeunes sortants sans diplôme…
Les échelles d’observation varient en fonction de la maille de gouvernance, des phénomènes présentés et de la disponibilité des données, indique la DEPP. Les indicateurs portant sur les caractéristiques de l’environnement des élèves et les indicateurs pour le premier degré sont représentés à l’échelle départementale. Pour le second degré et l’enseignement supérieur, ce sont l’académie et les départements qui ont été privilégiés, les régions académiques figurant en complément. En faisant varier les échelles d’observation, en étudiant les évolutions d’un ensemble d’indicateurs, Géographie de l’école apporte « des clés de réflexion aux acteurs de l’éducation et de la formation pour les guider dans la réalisation de diagnostics territoriaux », conclut le ministère de l’Éducation nationale.
