Nouveau bac : ce qui va changer cette année

Éducation

C’est la grande nouveauté de la rentrée : le bac nouvelle formule, dont la première édition se déroulera en juin 2021, se met en place en classe de Première, avec l’abandon des séries, remplacées par des enseignements de spécialités.

Des « spécialités » en Première

En classe de Première générale, les séries littéraire (L), économique et social (ES) et scientifique (S) dans la voie générale sont supprimées.

À la place, les élèves ont dû choisir trois spécialités (parmi une liste de 12), qui seront ramenées à deux en Terminale. Selon les chiffres du ministère, 26,1 % des élèves ont pris la combinaison maths-physiques-SVT, reproduisant ainsi l’ancienne série scientifique. La deuxième combinaison la plus demandée (par 6,8 %) associe l’histoire-géo, les maths et les sciences économiques. La troisième (6,5 % des élèves) combine l’histoire-géo, les langues et les sciences-économiques.

« Avec cette réforme, nous avons voulu donner plus de choix aux lycéens et leur permettre d’approfondir davantage », a souligné lundi 2 septembre le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer sur France info.

Les élèves de Premières suivront aussi un enseignement en tronc commun, et des options s’ils le souhaitent.

Des nouveaux programmes

La réforme du bac nécessitait de revoir les programmes de Seconde et Première. Les précédents dataient de 2010. En Histoire-géo par exemple, les nouveaux programmes favorisent une approche « plus chronologique ». Pour ceux qui ont choisi la spécialité mathématique – discipline absente du tronc commun – les programmes sont particulièrement exigeants. En français, le programme prévoit l’étude de douze œuvres, et sera renouvelé par moitié tous les ans.

De nouveaux manuels scolaires ont dû être édités pour intégrer ces changements.

Un bac chamboulé en 2021

Le bac nouvelle formule consistera en quatre épreuves écrites : le français en Première, deux épreuves dites de spécialité au  mois de mars en Terminale, et la philo en juin. Un grand oral, d’une durée de 20 minutes, se déroulera également en juin.

L’introduction du contrôle continu

Les quatre épreuves écrites et le grand oral pèseront pour 60 % de la moyenne du bac.

Le reste s’appuiera pour 30 % sur « des épreuves communes » (en histoire-géographie, langues vivantes, enseignement scientifique et la spécialité suivie uniquement en Première), que les élèves passeront en Première et en Terminale. Les sujets seront tirés d’une banque nationale de sujets tandis que les copies seront anonymisées et corrigées par d’autres professeurs que ceux de l’élève. L’organisation relèvera des établissements.

Les 10 % restants de la note du bac seront apportés par les bulletins scolaires.

« On souhaite qu’il y ait moins de bachotage dans le futur et plus de travail en continu », a rappelé Jean-Michel Blanquer le 2 septembre.

Un « comité de suivi » de la réforme

Contestée par un certain nombre d’enseignants, cette réforme a provoqué en juin dernier une grève inédite des correcteurs du bac. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer a annoncé que des « comités de suivi » seraient mis en place pour tenir compte des difficultés éventuelles et décider d’aménagements.

« Nous avons jusqu’à la fin du mois d’octobre pour décider des modalités exactes » du grand oral, a-t-il par exemple souligné lundi 2 septembre.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2019

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum