Une rentrée scolaire de « l’impatience », regrette le Snes-FSU

Éducation

La rentrée scolaire est placée sous le signe de « l’impatience » pour les enseignants des collèges et lycées qui expriment des « attentes très fortes sur les conditions de travail et les salaires », a dit vendredi Frédérique Rolet du syndicat Snes-FSU.

La rentrée 2012 avait été celle des « attentes bienveillantes » mais la rentrée 2013 est celle de « l’impatience, avec des attentes très fortes sur les conditions de travail et les salaires », a ajouté la co-secrétaire générale, lors de la conférence de presse de rentrée. « Globalement, les collègues ont le sentiment que dans leur exercice professionnel quotidien, il va y avoir peu de changements cette année encore ». Des discussions sur les missions vont s’ouvrir au ministère de l’Éducation nationale et devraient être l’occasion d’aborder ces questions mais « on ne veut pas travailler plus car la barque est suffisamment chargée », a prévenu la responsable syndicale. Mais « quand vous n’avez pas un euro à mettre sur la table, la voie de passage est étroite », a relevé Daniel Robin, co-secrétaire général, mettant en garde contre la tentation « d’instrumentaliser ces discussions pour faire travailler les gens plus ».

« C’est un sujet à risque pour deux raisons : certains n’ont pas encore abandonné l’idée de réintroduire par ce biais une certaine forme de bivalence (enseignement de deux matières) et il ne faudrait pas qu’à travers une nouvelle réflexion sur l’évolution des missions des enseignants, la profession ait le sentiment qu’on essaye de la faire travailler plus qu’elle ne travaille aujourd’hui », a-t-il poursuivi. « La nécessité du travail en équipe s’est développée, par exemple dans les établissements de l’éducation prioritaire », multipliant les réunions, a souligné Roland Hubert, co-secrétaire général. Et les enseignants ont la charge de plusieurs classes, quand ils en avaient deux auparavant. L’augmentation du nombre d’élèves a atténué l’impact des créations de postes et les enseignants se retrouvent encore avec des classes surchargées, a dit Mme Rolet. « En moyenne 30 élèves dans les collèges et 35/36 dans les lycées, surtout en seconde ». En outre, « on aura encore une fois des problèmes de remplacements importants ».

Les réformes éducatives, la lutte contre la crise du recrutement, l’amélioration des conditions de travail et des salaires sont des « enjeux extrêmement forts » pour lesquels il faudra des « mesures rapides et des mesures (à) plus long terme », a dit Frédérique Rolet, regrettant que l’on n’ait pas « traité mieux et plus vite la question du lycée et la spécificité du collège ».

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