L’exécutif choisit le maintien en juin des régionales, mais décalées d’une semaine

Élus

Jean Castex a obtenu mardi 13 avril 2021 l’aval massif de l’Assemblée au maintien en juin des élections départementales et régionales, mais décalées aux 20 et 27 juin, avec des protocoles renforcés face à l’épidémie du Covid-19, après une polémique sur une consultation directe et in extremis des maires.

« Les semaines qui nous séparent du scrutin ne seront pas de trop. Pour nous donner le temps utile, nous allons décaler d’une semaine supplémentaire les dates des élections », a affirmé le Premier ministre lors du débat sur le maintien des deux scrutins à l’Assemblée nationale, avant le Sénat mercredi 14 avril 2021.

« Certes, ce n’est qu’une semaine, mais une semaine de campagne supplémentaire, une semaine de vaccination en plus, soit au moins 2 millions de personnes vaccinées, une semaine de préparation en plus, cela compte ! », a-t-il ajouté, précisant qu’un décret serait présenté la semaine prochaine en Conseil de ministres.

Le scrutin avait déjà été reporté de mars à juin en raison de la crise sanitaire, comme l’avait proposé l’ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, dans son rapport remis au gouvernement à la mi-novembre.

Lors d’un vote consultatif, les députés ont largement approuvé ce léger décalage par 443 voix contre 73 et une abstention, nombre d’élus MoDem – pourtant alliés de la majorité – s’y étant opposé. Les députés LFI ont, quant à eux, refusé d’y prendre part.

Procurations, autotests, déplacements des candidats… le Premier ministre Jean Castex a détaillé les adaptations prévues pour la campagne et le scrutin des élections départementales et régionales désormais prévues les 20 et 27 juin 2021.

M. Castex propose par ailleurs de constituer « un comité de suivi permanent », qui sera présidé par un « Monsieur élections » : Jean-Denis Combrexelle, ancien président de la section du contentieux du Conseil d’État.

Une campagne adaptée

  • Les outils dématérialisés seront « encouragés au maximum », avec un site internet recensant les professions de foi des candidats.
  • Diffusion à la télévision et à la radio d’un débat télévisé entre candidats « avant chacun des deux tours » des régionales.
  • Pas de meetings physiques ni réunions publiques « à l’intérieur comme à l’extérieur ». Toutefois, cette mesure pourra être réévaluée en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.
  • Déplacements possibles pour les candidats au delà des 10 km « dans le ressort de la circonscription électorale », ainsi que des militants qui les accompagnent, « sur la base d’une attestation du candidat » ou de son mandataire financier.
  • Allongement de la durée des prêts accordés par les personnes physiques.
  • Pour la distribution de tracts, collage d’affiches, porte-à-porte, les conditions seront « strictement encadrées » et précisées par une circulaire du ministère de l’Intérieur « d’ici la fin de la semaine ».

Un scrutin sous haute sécurité sanitaire

  • Mise en place d’un protocole sanitaire « pour garantir le respect des gestes barrières » et la sécurité sanitaire dans les bureaux de vote.
  • Facilitation du vote par procuration : chaque électeur pourra disposer de deux procurations et le dispositif MaProcuration.gouv.fr permettra d’établir une procuration « de façon presque totalement dématérialisée ».
  • Extension des horaires des bureaux de vote, de 8h à 20h, « dans toutes les communes où cela semblera pertinent ».
  • Possibilité pour les membres du bureau et assesseurs de participer « si cela s’avérait nécessaire » au dépouillement, qui pourrait être autorisé « à l’extérieur sous certaines conditions, par exemple dans la cour de l’école ».

Des personnels vaccinés… ou testés

  • Trois semaines avant le premier tour, les membres des bureaux de votes et fonctionnaires mobilisés le jour du scrutin seront identifiés « afin qu’une vaccination puisse leur être proposée ».
  • À défaut de vaccination, ces personnels « devront réaliser un test », soit PCR ou antigénique « dans les 48 heures précédentes », soit un autotest « juste avant » le scrutin.
  • L’État dotera les communes de lots d’autotests « leur permettant de tester, le jour du scrutin, tous les participants aux opérations de vote qui n’auraient pas eu d’autres solutions ».

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