Égalité professionnelle femmes hommes : les entreprises ont encore des efforts à faire

Emploi

Le ministère du Travail vient de réaliser un point d’étape du déploiement des Index de l’égalité professionnelle femmes hommes.

Pourtant inscrite dans la loi depuis 1972, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est encore loin d’être une réalité. À travail de valeur égale, le salaire des femmes demeure inférieur de 9 % à celui des hommes, rappelle le ministère du Travail. Pour mettre un terme à cette situation, « socialement inacceptable » et « économiquement absurde », dixit la ministre, la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a créé un Index de l’égalité professionnelle femmes hommes, qui instaure, « enfin », une obligation de résultats. Muriel Pénicaud a présenté, le 17 septembre, un premier point d’avancement du déploiement de ces index dans les entreprises de plus de 250 salariés.

En effet, depuis le 1er mars 2019, les 1 240 entreprises de plus de 1 000 salariés et les 5 200 entreprises de plus de 250 salariés doivent calculer et publier leur Index de l’égalité professionnelle. La quasi-totalité (99 %) des premières et deux tiers (68 %) des secondes ont rempli leur obligation. Pour mémoire, comprenant 4 ou 5 indicateurs, selon la taille de l’entreprise, l’Index de l’égalité professionnelle a été conçu comme un outil simple permettant de mesurer les écarts de rémunération entre femmes et hommes au sein d’une même entreprise.

Quels sont les principaux enseignements ? « Tout d’abord, toutes les entreprises ont des efforts à faire car rares sont celles qui affichent un score de 99 ou 100, qui doit être l’objectif vers lequel tendre », pointe la ministre. Parmi les bons élèves :

  • 23 entreprises affichent une note finale (index) de 100/100 : 7 de plus de 1 000 salariés, 16 de plus de 250 salariés ;
  • 144 entreprises affichent une note finale (index) de 99/100 : 31 de plus de 1 000 salariés, 113 de plus de 250 salariés.

Toutefois, la note moyenne obtenue n’est que de 83/100 pour les entreprise de plus de 1 000 salariés et de 82/100 pour celles de plus de 250 salariés. Et, avec une note inférieure à 75/100, 18 % des entreprises de plus de 1 000 salariés et 16 % de celles employant de 250 à 1 000 salariés « sont en alerte rouge », s’alarme Muriel Pénicaud. Ces dernières « doivent prendre des mesures correctrices dès la première année pour atteindre au moins 75/100 dans les 3 ans, sous peine de pénalités financières », prévient le ministère du Travail.

À partir du 1er mars 2020, l’Index sera déployé pour les quelque 29 000 entreprises de 50 à 249 salariés. « La vie de millions de femmes s’en trouvera ainsi améliorée, en termes de perspectives de carrière et de salaire. Nous aurons alors franchi un pas décisif pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans notre pays », espère la ministre du Travail.

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