Le gouvernement va s’attacher à relancer l’apprentissage

Emploi

Lors des Assises de l’apprentissage, le 17 septembre, le gouvernement a réaffirmé son objectif de 500 000 jeunes en apprentissage d’ici à 2017.

« Voie de réussite et d’excellence, l’apprentissage permet à 7 apprentis sur 10 de trouver un emploi durable à l’issue de leur formation », rappelle le gouvernement. C’est pourquoi il s’est fixé un « objectif ambitieux » de 500 000 jeunes en apprentissage d’ici à 2017. Enjeu : « Réussir l’insertion professionnelle de toute la jeunesse ».

Lors de la 3e Grande Conférence sociale en juillet 2014, le Premier ministre a donc présenté « des mesures financières ciblées pour engager le mouvement de hausse du nombre d’apprentis ». Conformément à la feuille de route arrêtée alors, des Assises de l’apprentissage ont été organisées à l’Élysée, le 17 septembre.

À cette occasion, le président de la République a annoncé que, « dès cette rentrée », la prime de 1 000 euros destinée aux entreprises pour l’embauche d’un premier apprenti sera élargie à tout apprenti supplémentaire. Initialement réservée aux entreprises de moins de 50 salariés, la prime s’appliquera aussi aux entreprises de 250 salariés.

En outre, la prime sera portée à 2 000 euros pour les TPE (moins de 11 salariés). Ces Assises ont également permis de renforcer la mobilisation de l’Éducation nationale – pour augmenter de 50 % d’ici à 2017 le nombre d’apprentis dans les établissements publics – et de la fonction publique d’État.

Par ailleurs, en application de la loi du 5 mars 2014, les centres de formation des apprentis (CFA) disposent, désormais, de nouvelles missions pour accompagner les jeunes, notamment pour prévenir les ruptures de contrats.

La feuille de route de la 3e Conférence sociale pour l’emploi vise à mobiliser « cinq leviers structurels pour réformer en profondeur l’apprentissage ».
 

1. Développer l’apprentissage au sein du système de formation initiale (Éducation nationale, Enseignement supérieur)

L’objectif est d’atteindre 60 000 apprentis dans les établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) : collèges, lycées d’enseignement général et technologique, lycées professionnels et établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA). Pour y parvenir, les efforts seront concentrés sur le développement des premiers niveaux de qualification, ainsi que sur les métiers en tension. En plus de la mise en place d’un groupe de travail « métiers », les recteurs veilleront à intégrer l’apprentissage dans l’offre de formation des EPLE.

Dans le cadre des campus des métiers et des qualifications, les parcours de formation combinant statut scolaire et apprentissage dans les établissements publics locaux d’enseignement et dans les centres de formation des apprentis (CFA) seront développés dans chaque région d’ici à 2017. Les partenariats entre les régions et les établissements d’enseignement supérieur seront encouragés.
 

2. Changer l’image de l’apprentissage

Dans le parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel, chaque élève, à partir de la 5e, pourra découvrir l’apprentissage. La procédure d’affectation en EPLE et l’application Affelnet pour s’inscrire en lycée évolueront, afin d’intégrer l’accès aux formations en apprentissage.

Enfin, l’intégration des formations en apprentissage sera généralisée dans le logiciel d’Admission post bac.

Dans la formation initiale et continue, les enseignants et des personnels de l’orientation auront des modules liés à l’apprentissage. Au sein de l’enseignement scolaire et supérieur, des actions seront déployées pour renforcer les liens avec le monde professionnel.
 

3. Développer l’apprentissage dans le secteur public

Un objectif de 10 000 apprentis dans la fonction publique de l’État sera fixé et le développement de l’apprentissage dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale sera encouragé. Une concertation avec les organisations syndicales représentatives de la fonction publique sera ouverte au début de l’année 2015, pour, entre autres, valoriser les fonctions de maître d’apprentissage et faciliter l’accès des apprentis aux concours de la fonction publique.

Les règles d’emploi des apprentis mineurs dans la fonction publique territoriale seront clarifiées.
 

4. Simplifier l’embauche et améliorer le statut des apprentis

Les dispositions relatives à l’embauche des jeunes mineurs seront examinées, dans le respect des conditions de sécurité de travail et de temps de travail. Et la question du statut des apprentis, en particulier de leur rémunération, donnera lieu à une concertation.
 

5. Identifier des domaines de développement de l’apprentissage

– Doubler le nombre d’apprentis dans les métiers du sport et de l’animation (soit un objectif de 6 600).

– Étudier les conditions dans lesquelles sera encouragé le recours à l’apprentissage dans les grands marchés publics, en lien avec les partenaires sociaux.

– La mobilité des apprentis sera renforcée dans le cadre du programme Érasmus+. De nouvelles initiatives transfrontalières dans le domaine de l’apprentissage sur la base du modèle franco-allemand seront développées, afin de favoriser une meilleure reconnaissance des qualifications professionnelles entre les États membres. La France participera activement à l’Alliance européenne de l’apprentissage. Et réfléchira à des modalités de développement d’un Érasmus pour les jeunes professionnels.

 

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