Revalorisation des prestations familiales

Enfance et famille

Les prestations familiales ont été revalorisées de 1 % au 1er avril 2018, mais les aides aux nouveaux parents sont rabotées.

Allocations familiales, allocation de rentrée scolaire, complément de libre choix du mode de garde, complément familial… Au 1er avril 2018, les prestations familiales servies en métropole ont été réévaluées sur le fondement d’une revalorisation de 1 % de la base mensuelle de calcul des allocations familiales (BMAF). En effet, le montant de cette base mensuelle, en pourcentage duquel sont fixées les prestations familiales, est passé de 407,84 euros au 1er avril 2017 à 411,92 euros au 1er avril 2018. À titre d’exemple, le montant net de la prime à la naissance (pour les enfants nés à compter du 1er avril) est ainsi porté de 923,09 à 941,66 euros.

En application du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté adopté en 2013, deux prestations – allocation de soutien familial (ASF) et montant majoré du complément familial (CF) – connaissent, pour la cinquième et dernière année consécutive, une revalorisation exceptionnelle de leur montant :

  • Le montant de l’ASF est fixé à 115,87 euros lorsque l’enfant est orphelin de père ou de mère et à 154,47 euros lorsqu’il est orphelin de père et de mère ;
  • Le montant majoré du CF est fixé à 257,37 euros.

En contrepartie, les aides aux nouveaux parents sont réduites. En effet, depuis ce 1er avril, les parents accueillant un enfant (naissance ou adoption) connaissent un rabotage de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE). Non seulement les montants sont diminués, mais, en outre, moins de ménages pourront la toucher en raison d’un resserrement des critères de ressources. Les nouveaux montants nets de l’allocation de base de la PAJE sont les suivants :

  • 170,70 euros pour le taux plein (contre 184,62 euros pour les foyers éligibles avant le 1er avril 2018) ;
  • 85,35 euros pour le taux partiel (au lieu de 92,31 euros).

Les parents percevant déjà cette aide actuellement parce qu’ils ont un enfant de moins de 3 ans né ou adopté avant le 1er avril 2018 continueront, toutefois, à bénéficier des anciens montants et à être soumis aux anciens plafonds de ressources, plus favorables.

Autre coup dur pour les nouveaux parents (naissance ou adoption à partir de ce 1er avril) : les plafonds de ressources permettant de percevoir les primes de naissance ou d’adoption sont également abaissés. Moins de foyers pourront donc en bénéficier. Pour mémoire, le plafond applicable dépend du nombre d’enfants à charge et de la situation familiale et professionnelle. Exemple : pour un ménage composé de deux parents qui travaillent et accueillant son premier enfant à partir de ce 1er avril, le montant de ressources annuelles à ne pas dépasser pour percevoir la prime de naissance est 41 425 euros (les revenus 2016 sont pris en compte), contre 45 666 euros pour les enfants nés avant avril 2018.

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