Une grande campagne des pouvoirs publics sur la vaccination

Enfance et famille

Le ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France lancent, « pour la première fois en France », une grande campagne de promotion de la vaccination.

« Contre de nombreuses maladies graves : la meilleure protection, c’est la vaccination ». Ce constat « simple et factuel » est au cœur de la campagne lancée par le ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France, à l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination (SEV), qui se déroule du 24 au 30 avril. Dans la continuité de leurs actions en faveur des vaccinations, les pouvoirs publics proposent ainsi, « pour la première fois en France », une grande campagne de promotion de la vaccination. Sur un ton se voulant résolument positif et mobilisateur, celle-ci rappelle qu’il s’agit du moyen de prévention le plus efficace et le plus sûr contre de nombreuses maladies infectieuses potentiellement graves, telles que les méningites, la rougeole, la coqueluche ou encore le tétanos. « La campagne a pour objectif de réaffirmer les bénéfices de la vaccination en vue de renforcer la confiance », explique le ministère. Elle s’adresse à toute la population, en particulier aux parents de jeunes enfants. Elle est diffusée à la télévision depuis le 21 avril et jusqu’au 11 mai. Elle est aussi visible sur le web, les réseaux sociaux et dans la presse. Les Agences régionales de santé (ARS) et leurs partenaires sont également fortement impliqués durant la SEV. Dans toutes les régions de la métropole, en Guadeloupe et en Guyane, des « Villages Info Vaccination » seront animés pour répondre aux questions, informer sur la vaccination.

La Semaine européenne de la vaccination est l’occasion de révéler les premiers résultats encourageants de la mise en œuvre des 11 vaccinations obligatoires du petit enfant. La couverture vaccinale des nouveau-nés progresse, de même que les perceptions positives de leurs parents sur la vaccination, se félicite le ministère des Solidarités et de la Santé.

Santé publique France a comparé les couvertures vaccinales à 7 mois des nourrissons nés entre janvier et mai 2018 avec celles des l’hépatite B, le pneumocoque et le méningocoque C. La couverture vaccinale contre ces maladies infectieuses a connu une nette amélioration avec :

  • + 36,4 points de couverture vaccinale de la 1re dose du vaccin contre le méningocoque C. Elle est passée de 39,3 % en 2017 à 75,7 % en 2018. Cette amélioration a permis de diminuer le nombre des infections invasives dues à ce germe chez les nourrissons âgés de moins d’un an, commente le ministère.
  • + 5,5 points pour l’utilisation du vaccin hexavalent (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hépatite B et infections à haemophilus influenzae de type b). La couverture vaccinale est passé de 93,1 % en 2017 à 98,6 % en 2018.
  • + 1,4 point de couverture vaccinale de la 1re dose du vaccin contre le pneumocoque. Elle est passée de 98 % en 2017 à 99,4 % en 2018.

Parallèlement, un peu plus d’un an après la mise en œuvre de l’obligation vaccinale, les perceptions et opinions des jeunes parents sur la vaccination et ses bénéfices progressent positivement, selon une enquête réalisée par Santé publique France. L’importance de la vaccination pour la santé des enfants (91 %) et pour la protection de la collectivité (87 %) progresse dans l’opinion des parents (+ 5 points par rapport à juin 2018). Dans le contexte des obligations vaccinales, les trois quarts des parents adhèrent à l’idée que celles-ci vont permettre de réduire les épidémies (77 %). L’obligation vaccinale est majoritairement bien acceptée par les parents d’enfants nés en 2017 et en 2018, puisque deux tiers d’entre eux (67 %) déclarent désormais y être favorables.

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