Formation des futurs enseignants : un concours plus tard dans le cursus

Fonction publique

Le concours passé par les étudiants pour devenir enseignants dans le primaire ou le secondaire pourrait être reculé d’un an et se dérouler en fin de deuxième année de master, selon des discussions entamées mercredi 20 février 2019 entre le gouvernement et les syndicats.

La question de la place du concours entre dans le cadre d’une refonte de la formation des enseignants.

Une autre mesure phare, qui vient, elle, d’être votée à l’Assemblée, est le pré-recrutement de professeurs parmi les assistants d’éducation (autrefois appelés « pions »).

Les épreuves d’admissibilité aux concours de professeurs des écoles (maternelle et élémentaire) ou de professeurs du second degré (collège et lycée) se déroulent actuellement en fin de première année de master (M1).

Ce changement « permettrait de lisser la consolidation des compétences académiques sur les deux années du master, les M1 et M2 », estime Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-Cfdt : « Jusqu’à présent, l’année du M2 est très chargée et le concours crée une rupture au milieu du master ».

Cette année de M2 pour les futurs professeurs est la cible de plusieurs critiques de la part des étudiants et de syndicats enseignants. Ils lui reprochent d’être trop chargée puisque les étudiants sont à mi-temps dans des classes, seuls face aux élèves, à mi-temps à l’université et ils doivent en plus rédiger leur mémoire.

Autre reproche : le manque de contenu pédagogique « pratique » de la formation, indique Stéphane Crochet, à la tête du SE-Unsa, qui évoque des contenus « trop théoriques, déconnectés de la réalité ».

Si le concours agrégeant épreuves d’admissibilité et d’admission est déplacé en fin de M2, les jeunes reçus seront enseignants stagiaires l’année suivant leur master, précise Stéphane Crochet. Aujourd’hui les étudiants sont rémunérés pendant leur année de M2. Si la place du concours change, « il semble quasi acquis qu’il y aura quand même une rémunération », selon Catherine Nave-Bekhti.

Les propositions sont encore en discussions et « tout n’est pas figé », précise Stéphane Crochet. Les propositions discutées sont prévues pour être appliquées lors des concours du printemps 2022.

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