L’absentéisme pour raison de santé croît dans toutes les collectivités

Fonction publique

La Dexia Sofcap, principal assureur des collectivités territoriales pour les risques statutaires, publie une étude sur l’absentéisme pour raison de santé entre 2007-2009. Selon l’étude, les agents s’arrêtent plus longtemps, plus souvent et pour des risques aggravés (+ 10 % pour l’accident de service), ce qui a un impact budgétaire et organisationnel pour les collectivités employeurs.

Après une relative stabilité entre 2007 et 2008, la Dexia Sofcap constate qu’à partir de 2009, l’ensemble des arrêts pour raison de santé augmente. Toutes pathologies confondues, les agents s’arrêtent plus souvent (+ 10 %), plus longtemps (+ 6 %) et sont plus nombreux à s’arrêter (+ 9 %). Cependant, deux pathologies sont en nette hausse : la maladie ordinaire (+ 13 %) et l’accident de service (+ 1 %).

Augmentation de l’absentéisme pour la maladie ordinaire et l’accident de service

L’arrêt pour maladie ordinaire est la première cause d’interruption d’activité (43 %). Ces arrêts sont de courtes durées (52 % durent moins de 5 jours et 85 % moins de 30 jours) et fluctuent en fonction de la saison (hiver) et du jour de la semaine (lundi). À côté de la maladie ordinaire, l’accident de service connait lui aussi la plus forte augmentation sur cette période (+ 10 % sur 3 ans).

Un absentéisme qui augmente en fonction de la taille de la collectivité et de l’âge des intéressés

Autre fait marquant de cette étude, l’absentéisme croît en fonction de la taille de la collectivité et de l’âge des agents. Les collectivités de plus de 350 agents sont les plus impactées avec un taux d’absentéisme (+ 4 %) et une fréquence d’arrêt (+ 300 %) bien supérieurs à ceux des collectivités de moins de 10 agents. En outre, la durée d’arrêt est plus importante chez les plus de 41 ans et les femmes, ce qui doit conduire les collectivités à mener une politique de gestion des ressources humaines adaptée.

Les conséquences à tirer pour les collectivités : mener une politique de prévention et d’adaptabilité aux postes de travail

L’impact financier direct de cette augmentation de l’absentéisme est tangible pour les collectivités (+ 9 % entre 2007 et 2009, soit au maximum 2 074 €/an pour les plus de 350 agents). Mais au-delà de ce coût direct, il convient de prendre en compte le coût indirect de ces arrêts qui se traduit par la désorganisation des services et par le mal-être des agents (lassitude, surcharge de travail…). Une politique de prévention peut être un premier niveau de réponse avec des campagnes de vaccination et de détection des risques psychosociaux (détection des situations de souffrance…) afin de permettre une amélioration de la santé au travail.

En deuxième solution, une politique de gestion des emplois et des compétences permet d’adapter les agents aux postes occupés et par la-même d’améliorer leurs conditions de travail (ex : prise en compte de l’âge des agents pour leur proposer le poste le plus adapté à leur capacité physique).

 

Pour en savoir plus : Absences au travail pour raison de santé dans les collectivités territoriales – 2009, Analyse & Conjoncture, Dexia Sofcap, octobre 2010

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