La RGPP ne doit "en aucun cas s'arrêter en 2012", plaide Fillon

Fonction publique

François Fillon a défendu mardi point par point la Révision générale des politiques publiques (RGPP), « un des grands chantiers du quinquennat » que certains affublent « de tous les maux », mais qui ne devra « en aucun cas s’arrêter en 2012 » sauf à commettre un « non-sens absolu ».

« Avec la RGPP, nous n’avons pas attendu d’être au pied du mur pour faire de la lutte contre les déficits publics une priorité absolue », a plaidé M. Fillon lors du discours de clôture d’un séminaire organisé à Bercy. Évoquant « un des grands chantiers du quinquennat », le Premier ministre a estimé que l’abandonner « serait un non-sens absolu ». « La RGPP ne doit en aucun cas s’arrêter en 2012. Le prochain quinquennat aura la responsabilité d’approfondir tout ce que nous avons engagé », a-t-il avancé.

Le 22 novembre, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a préconisé dans un rapport une « suspension temporaire » de la RGPP, qui a engagé des restructurations profondes des services de l’État et dont l’une des mesures phares est le non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite.

« La RGPP est devenue un sigle, j’en conviens peu séduisant, et certains en profitent pour l’affubler de tous les maux, alors que c’est une idée pragmatique », a rétorqué François Fillon.

« Quand je lis que certaines formations politiques mettent au rang de leurs priorités l’abandon de la RGPP, je suis saisi de stupéfaction », a-t-il ajouté.

Selon M. Fillon, « ceux qui proposent un retour en arrière accréditent l’idée que l’État est un Léviathan hors du temps, non tenu de rendre des comptes, loin des préoccupations de nos concitoyens. Ces poncifs sont inacceptables et les fonctionnaires en sont les premières victimes ».

Sous les yeux des ministres Valérie Pécresse (Budget) et François Sauvadet (Fonction publique), il a fait valoir que cette réforme aura permis à l’État d’économiser « plus de 15 milliards d’euros entre 2009 et 2013 ». Réfutant l’idée selon laquelle elle se ferait « au détriment des services publics », le chef du gouvernement a estimé qu’il aurait été « profondément irresponsable de laisser l’inflation des effectifs se poursuivre ».

« La RGPP n’a pas été conçue pour pratiquer des coupes sombres dans les effectifs des services. C’est même l’inverse », car elle a permis « d’identifier les activités sur lesquelles l’effort devait peser », a-t-il noté.

 

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