Apprentissage : la campagne 2017-2018 relancée grâce à un bon mois d’octobre

Jeunesse

L’apprentissage, qui connaissait une rentrée 2017 poussive, a repris des couleurs grâce à un bon mois d’octobre, permettant à la filière de renouer avec la croissance, selon des données provisoires du ministère du Travail.

En octobre, 66 400 jeunes ont signé un contrat d’apprentissage, un chiffre en hausse de 4,2 % par rapport à octobre 2016, selon les chiffres de la Dares, service des statistiques du ministère.

Par conséquent, le début de campagne 2017-2018 repasse dans le vert, avec 185 700 nouveaux contrats entre juin et octobre, soit 1,1 % de plus que sur la même période en 2016.

Le cycle d’apprentissage, sorte d’année scolaire de la filière, commence en juin et finit en mai. Les entrées dans le dispositif suivent une progression cyclique, avec des pics à la rentrée scolaire.

Les deux dernières campagnes s’étaient soldées par des hausses des entrées (+ 2,0 % en 2016-2017 et + 3,0 % en 2015-2016), qui succédaient à deux campagnes de baisse (- 3,0 % en 2014-2015 et – 5,7 % en 2013-2014).

Cette année, de juin à octobre, la hausse des entrées s’observe dans le privé (+ 0,8 %) comme dans le public (+ 9,0 %). Si la dynamique est nettement plus forte dans le public, le privé reste, de loin, le premier employeur d’apprentis, concentrant 95 % des effectifs.

La forte progression du secteur public s’inscrit dans une tendance engagée en 2015 (+ 39,2 % en 2015-2016 et + 12,3 % en 2016-2017). Elle s’explique par la politique volontariste mise en œuvre sous le quinquennat Hollande en faveur de l’apprentissage dans la fonction publique d’État, avec l’objectif d’atteindre des effectifs de 10 000 apprentis fin 2017, contre quelques centaines auparavant.

Accessible aux jeunes de moins de 25 ans, l’apprentissage est une formation initiale qui alterne cours théoriques et périodes en entreprise. Le dispositif est jugé efficace pour l’insertion professionnelle, mais souffre d’une image dégradée.

Le gouvernement d’Édouard Philippe prépare une réforme pour rendre le dispositif plus attractif, en levant « une trentaine de freins » à son développement et en impliquant davantage les entreprises dans l’élaboration des formations. Une concertation avec les partenaires sociaux et les chambres consulaires est en cours et doit aboutir à un projet de loi au printemps.

Les régions, acteurs clefs qui participaient aussi aux discussions, se sont retirées la semaine dernière, accusant le gouvernement de vouloir privatiser le secteur.

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