L’État et la Gironde signent une convention d’appui à la lutte contre la pauvreté

Lutte contre les exclusions

Le département de la Gironde s’engage aux côtés de l’État dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

En présence de la secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé et du délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, la préfète de la Gironde, Fabienne Buccio, et le président du conseil départemental de Gironde, Jean-Luc Gleyze, ont signé, le jeudi 27 juin 2019, une convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi. Celle-ci s’inscrit dans la démarche de contractualisation initiée par le gouvernement pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté dans les territoires, qui prévoit notamment un appui financier de l’État sur 3 ans. Ainsi, 135 millions d’euros seront au total attribués, dès 2019, aux départements signataires de ces conventions. Ce montant sera porté à minima à 210 millions d’euros en 2022.

À travers la signature de cette convention, le département de la Gironde s’engage à poursuivre « trois grands objectifs nationaux » définis par le gouvernement dans sa stratégie pauvreté. À savoir :

  • Empêcher les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance (ASE) à l’atteinte de la majorité ;
  • Renforcer l’accès aux droits sociaux et le travail social ;
  • Améliorer l’orientation et l’insertion professionnelle des allocataires du revenu de solidarité active (RSA).

En contrepartie, l’État apporte un soutien supplémentaire au département aquitain. Pour cette année, celui-ci s’élève à 1,4 million d’euros, hors Fond d’appui aux politiques d’insertion (FAPI). Cet effort financier atteindra près de 9,6 millions d’euros d’ici à 2021 (FAPI inclus). Ces crédits permettront de financer des actions menées à l’initiative du conseil départemental et « adaptées à ses publics précaires ». Au programme :

  • La généralisation des conférences familiales, qui permettra d’adapter les pratiques professionnelles en travail social aux besoins des personnes accompagnées. Le département s’est ainsi fixé l’objectif d’organiser 60 conférences par an d’ici à 2021 ;
  • Favoriser l’éveil et l’égalité des chances des jeunes enfants issus de milieux défavorisés, à travers des actions de soutien à la parentalité ou encore le déploiement de la « mallette culturelle » à destination des assistants maternels accueillant ces enfants.

Posté le par

Recommander cet article