Les grandes villes demandent à expérimenter des mesures contre la précarité des jeunes

Lutte contre les exclusions

Les grandes villes ont demandé mardi 4 mai 2021 au gouvernement à expérimenter différentes mesures afin de lutter contre la précarité des jeunes, en leur donnant un « coup de pouce financier » ou en accompagnant financièrement leur recherche d’emploi.

« Nous considérons que la lutte contre la précarité des jeunes est aussi une lutte pour restaurer la confiance dans l’avenir », a affirmé lors d’une conférence de presse Johanna Rolland, maire (PS) de Nantes et présidente de France Urbaine, qui regroupe les plus grandes villes françaises, lors d’une conférence de presse.

Cette organisation propose ainsi l’expérimentation de quatre scénarios distincts pendant deux ans, soit dans trois métropoles pour chacun d’entre eux, avec 1 000 jeunes par territoire qui bénéficieront des actions menées.

« Nos territoires sont prêts à mettre des moyens, mais il est naturellement plus que nécessaire que l’État accompagne y compris financièrement ces expérimentations », a souligné Mme Rolland. « Nous attendons dans les semaines à venir une réponse que nous souhaitons vivement favorable, a-t-elle ajouté.

Le premier scénario répond à la « logique du coup de pouce financier » en favorisant l’accès aux biens et services essentiels contre la précarité déjà en place pour les jeunes, a expliqué le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, rapporteur de l’étude de France urbaine sur le déploiement des expérimentations.

Le deuxième, présenté comme un « droit universel », consiste à un « accompagnement financier sécurisant la recherche du premier emploi pour chaque jeune de moins de 30 ans », a-t-il ajouté. 

Le troisième scénario est celui privilégié par le gouvernement et a pour objectif « d’accompagner l’universalisation de la Garantie jeunes » et le quatrième consiste à créer « un revenu de solidarité jeunesse ».

Selon M. Klein, France Urbaine a déjà parlé de ces mesures auprès du Premier ministre Jean Castex, la ministre du Travail Élisabeth Borne ou celle de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault. 

Le coût de ces expérimentations s’élèverait à un peu plus de 50 millions d’euros pour les 12 000 jeunes qui y prendraient part.

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