Entre 2 à 5 % de postes vacants chez les soignants, selon la Fédération hospitalière

Professionnels de santé

Les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics enregistrent « un taux d’absentéisme de l’ordre de 10 % » et « entre 2 à 5 % de postes vacants de soignants », a indiqué mercredi 20 octobre 2021 la Fédération hospitalière de France (FHF) qui souligne que « la situation est plus tendue que d’habitude ».

« Sans être catastrophique, cette situation limite l’activité hospitalière et ne permet pas de répondre à la demande de rattrapage de soins qui est née de la crise sanitaire », a indiqué Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, lors d’une visioconférence de presse. Selon l’enquête conduite par la FHF pendant l’été auprès d’établissements (regroupant en tout plus de 180 000 agents de la fonction publique hospitalière), « les tensions sont plus fortes sur les métiers d’infirmiers et d’infirmiers spécialisés ». Et la situation s’avère « plus difficile dans les centres hospitaliers que dans les CHU, et encore plus difficile dans les établissements médico-sociaux ». « Les vacances de postes ne sont pas forcément plus nombreuses par rapport à la situation antérieure, mais elles sont plus longues », a-t-elle détaillé. « Au lieu, par exemple d’attendre 2 semaines pour organiser un remplacement, il faut attendre un mois, parfois 6 semaines, ce qui évidemment est une source de désorganisation dans l’établissement ».

« Les recrutements parmi les jeunes professionnels sortis d’école sont plus difficiles » et les établissements ont « de moins en moins de marge de manœuvre, y compris sur de l’intérim ». « Sur la centaine d’infirmières recrutées cet été, on a déjà, au mois d’octobre 2021, une quinzaine qui nous font part de leur souhait de partir avant la fin de l’année », a expliqué Thierry Brugeat, coordonnateur général des soins du CHU de Reims. « On a des manques, notamment dans les métiers spécialisés, Iade et Ibode (infirmiers de réanimation et de blocs opératoires) qui nous amènent aujourd’hui à avoir recours soit à des propositions d’heures supplémentaires pour nos personnels, soit à des cumuls emploi-retraite, soit à de l’intérim ».

Une nouvelle loi promulguée fin avril 2021 et qui doit entrer en vigueur le 27 octobre 2021 prévoit d’encadrer les tarifs de l’intérim médical.

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