Revalorisations salariales : le secteur social et médico-social attend toujours

Sanitaire et social

Le gouvernement a lancé une mission pour étudier les modalités « d’une éventuelle extension » aux ESSMS des mesures salariales décidées lors du « Ségur de la santé ».

En réponse à une question écrite du sénateur Jean-Pierre Moga (Lot-et-Garonne, Groupe Union Centriste), pointant « l’absence d’équité » sur le plan des revalorisations salariales pour les professionnels sociaux et médico-sociaux, le ministre des Solidarités et de la Santé salue le travail « essentiel » de l’ensemble des professionnels intervenant dans les secteurs sanitaire, social et médico-social (Journal officiel du Sénat du 14 janvier 2021). « Leur dévouement pendant le contexte particulier de la crise sanitaire ne fait que le rappeler davantage », ajoute Olivier Véran.

Voilà pourquoi un décret du 19 septembre 2020 a mis en œuvre la revalorisation de 183 euros nets par mois décidée le 13 juillet 2020 dans le cadre de l’accord du « Ségur de la Santé ». Toutefois, cette mesure s’applique uniquement aux agents des établissements publics de santé et des établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « les partenaires sociaux ayant souhaité que ces professionnels bénéficient en priorité de ces avancées », précise le ministre.

Pour les autres types d’établissements et de services, notamment les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), « le gouvernement n’ignore ni la situation des professionnels au quotidien ni le caractère essentiel de leurs missions pour la cohésion sociale du pays », assure Olivier Véran. Mais, « afin de leur apporter une réponse dédiée, un temps d’expertise complémentaire a été jugé nécessaire. » Une mission a donc été confiée à Michel Laforcade en vue « d’expertiser les modalités d’une éventuelle extension » des décisions de revalorisations prises dans le cadre du « Ségur de la santé ».

Par ailleurs, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, prépare un plan sur l’attractivité des métiers du grand âge ayant vocation à s’adresser à l’ensemble des professionnels du secteur. « Il entend ainsi déployer tous les leviers d’une amélioration rapide de la situation et d’engager des évolutions plus structurantes, visant notamment à construire des dynamiques de carrières, des passerelles, des modes de promotion par la reconnaissance de l’expérience et, plus globalement, à agir pour la valorisation des métiers du grand âge et de l’autonomie », annonce le ministre des Solidarités et de la Santé.

Dans cette perspective, sur proposition de la ministre déléguée, le Premier ministre vient de nommer Michel Laforcade comme coordonnateur national pour les métiers de l’autonomie. À ce titre, il aura à sa charge le pilotage et la mise en œuvre opérationnelle d’une feuille de route stratégique de mobilisation et d’accélération en faveur de l’attractivité de ces métiers.

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