Améliorer la prise en charge de l’obésité pédiatrique sévère

Santé

Le gouvernement retient six centres spécialisés pour expérimenter le parcours obésité pédiatrique sévère.

La prise en charge de l’obésité sévère, en particulier celle des enfants et des adolescents, se heurte toujours à de nombreux obstacles.

Le plus souvent, le cumul de facteurs économiques, psycho-sociaux et familiaux favorisent le non-recours aux soins, voire leur abandon alors qu’ils sont engagés.

Pour limiter cette inégalité, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) du ministère des Solidarités et de la Santé a diffusé, au mois de janvier, un appel à candidatures en vue d’expérimenter le parcours obésité pédiatrique sévère (OBEPEDIA). L’Objectif : « offrir à ces enfants et adolescents, ainsi qu’à leurs proches, une réponse médicale adaptée, globale et opérationnelle, à partir d’un projet médical partagé entre l’équipe d’un  centre spécialisé obésité (CSO) et les autres professionnels de proximité ».

Pour ce type de prise en charge longue et spécifique, des coopérations organisées entre tous ces acteurs sont nécessaires, que ce soit en établissement de santé ou en structure de ville.

À l’issue de la procédure de sélection, six CSO ont été retenus pour l’expérimentation, a annoncé le ministère le mardi 8 août. Ils sont situés à : Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy et Toulouse. La sélection s’est effectuée sur la base d’une grille d’évaluation comprenant des pré-requis et des critères précis (notamment sur des spécificités territoriales et organisationnelles ou l’engagement des acteurs), accompagnée de l’avis motivé des Agences régionales de santé (ARS) concernées.

En tant que centres experts, les six CSO – dont les équipes seront renforcées – organiseront et coordonneront leurs filières de prise en charge. Les professionnels seront présents autour de l’enfant/adolescent et de sa famille pour impulser et soutenir la mise en place des stratégies de changement de comportement.

Pour cela, ils pourront s’appuyer sur des structures existantes, telles que les réseaux territoriaux multi-thématiques, les réseaux de prévention et de prise en charge de l’obésité (RéPPOP) et les plateformes territoriales d’appui (PTA).

Les modalités de financement de l’expérimentation sont en cours de finalisation, pour un démarrage prévu en 2018.

« L’enjeu est fort pour les 3 ans à venir, insiste le ministère. Il s’agit de modéliser et d’évaluer le parcours obésité pédiatrique sévère depuis le CSO jusqu’au domicile pour une cohorte de 80 à 100 patients par centre, soit 480 à 600 enfants/adolescents au total ».

Posté le par Rédaction Weka

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum