Campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2013

Santé

Le ministère des Affaires sociales et de la Santé vient de lancer la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière. « Une priorité de santé publique », qui s’inscrit « dans un contexte de baisse préoccupante et continue de la vaccination ».

Cette année, la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière se déroule du 11 octobre 2013 au 31 janvier 2014. Plus de 10 millions de personnes à risque sont invitées à se faire vacciner. « Cette campagne 2013 s’inscrit dans un contexte de baisse préoccupante et continue de la vaccination contre la grippe saisonnière », explique le ministère des Affaires sociales et de la Santé. Ainsi, entre 2009 et 2012, la couverture vaccinale des personnes à risque a chuté de 60 % à 50 %.

Pourtant, chaque hiver, la grippe saisonnière touche des millions de personnes en France, pouvant entraîner des complications graves chez les personnes fragiles et être responsable d’un nombre élevé de décès, rappelle le ministère. Lors de la précédente saison grippale, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé 818 cas graves de grippe admis en services de réanimation. 71 % des malades présentaient un risque de grippe sévère. Parmi ces malades admis en réanimation, 153 décès sont survenus.

Aujourd’hui, le vaccin grippal (pris en charge à 100 % par les régimes de l’assurance maladie pour les populations à risque), « demeure un moyen sûr, et le moyen le plus efficace, pour prévenir la maladie et protéger les populations les plus vulnérables : personnes âgées de 65 ans et plus, certains malades chroniques, femmes enceintes, personnes atteintes d’obésité sévère… », insiste le ministère. Et même s’il ne permet pas toujours d’éviter la maladie, le vaccin réduit le risque de complications graves ou de décès.

« Parce que prévenir des décès évitables est un enjeu majeur de santé publique, relancer le réflexe de la vaccination constitue aujourd’hui une priorité », martèle le ministère. C’est pourquoi l’Assurance maladie lance une campagne d’information intitulée : « La grippe, ce n’est pas rien. Alors, je fais le vaccin ».

Cette campagne sera diffusée à la radio, dans la presse et sur internet, du 12 octobre au 15 novembre 2013. Elle vise à sensibiliser les personnes à risque sur la gravité potentielle de la grippe et sur l’importance de la vaccination comme un moyen sûr et le plus efficace pour prévenir la maladie et les risques de complications. Cette nouvelle campagne ambitionne aussi « de lutter contre certaines idées reçues qui perdurent dans l’opinion et pèsent sur le recours à la vaccination ».
 

Voici la liste des populations éligibles à la vaccination gratuite contre la grippe saisonnière :
 

– Les personnes âgées de 65 ans et plus ;

– Les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse ;

– Les personnes, y compris les enfants à partir de l’âge de 6 mois, atteintes des pathologies suivantes :

  • Affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l’ALD 14 (asthme et BPCO) ;
  • Insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;
  • Maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l’ALD mais susceptibles d’être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyper-réactivité bronchique ;
  • Dysplasies broncho-pulmonaires traitées au cours des six mois précédents par ventilation mécanique et/ou oxygénothérapie prolongée et/ou traitement médicamenteux continu (corticoïdes, bronchodilatateurs, diurétiques) ;
  • Mucoviscidose ;
  • Cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;
  • Insuffisances cardiaques graves ;
  • Valvulopathies graves ;
  • Troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ;
  • Maladies des coronaires ;
  • Antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
  • Formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;
  • Paraplégies et tétraplégies avec atteinte diaphragmatique ;
  • Néphropathies chroniques graves ;
  • Syndromes néphrotiques ;
  • Drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalassodrépanocytose ;
  • Diabètes de type 1 et de type 2 ;
  • Déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; personnes infectées par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique ;
  • Maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ;
     

– Les personnes obèses avec un IMC égal ou supérieur à 40kg/m2, sans pathologie associée ou atteintes d’une pathologie autre que celles citées ci-dessus ;

– Les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite, ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement, quel que soit leur âge ;

– L’entourage familial des nourrissons âgés de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho dysplasie et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée ;

– Les professionnels de santé libéraux en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère : médecin généraliste, infirmier, sage-femme, pédiatre, pharmacien titulaire d’officine, masseur-kinésithérapeute, gynécologue et chirurgien-dentiste.

 

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