Hôpital : le « Ségur de la santé » fait sa rentrée

Santé

Sur un air de rentrée : le ministre de la Santé, Olivier Véran, a rassemblé, mercredi 23 septembre 2020, les acteurs du « Ségur de la santé » pour un point, deux mois après les accords et les annonces de juillet.

Cette première réunion du « comité de suivi du Ségur », organisée en visioconférence avec « l’ensemble des acteurs du monde de la santé », avait pour but de « s’assurer de la mise en œuvre des engagements gouvernementaux », a indiqué le ministère dans un communiqué.

L’occasion de vanter « les première mesures mises en place », à commencer par l’augmentation générale pour les agents des hôpitaux publics (hors médecins), entérinée par un décret dimanche 20 septembre 2020 : la première hausse de 90 euros net a été avancée à octobre « au plus tard » au lieu de janvier – la seconde de 93 euros restant fixée au 1er mars.

D’autres textes réglementaires sont venus confirmer le doublement du nombre de promotions en 2020 et 2021 pour les personnels soignants, médico-techniques et de rééducation des hôpitaux publics, ainsi que la revalorisation de la prime mensuelle pour les médecins qui s’engagent à ne travailler que dans le secteur public (de 493 à 700 euros brut minimum dès septembre).

Beaucoup d’autres promesses restent cependant à concrétiser, qu’il s’agisse du plan d’investissement dans le système de santé, de la mise en place d’une nouvelle gouvernance ou de la révision de grilles salariales pour les métiers paramédicaux.

Ce dernier sujet fait l’objet depuis la semaine dernière d’un « groupe de travail » avec les syndicats signataires de l’accord sur les « carrières et rémunérations » (FO, CFDT, Unsa), une dizaine de réunions étant envisagées d’octobre à mars, en vue d’une entrée en vigueur début 2022, selon un document consulté par l’AFP.

L’ensemble de ces chantiers restera supervisé par Nicole Notat, a ajouté le ministère.

L’ancienne dirigeante de la CFDT, qui avait piloté les concertations durant le printemps, a été chargée d’une « mission d’évaluation du Ségur » pour rendre compte de « l’état d’avancement et d’exécution » des 33 mesures annoncées, tandis que le comité de suivi se réunira « trimestriellement ».

Certains participants demeurent toutefois mécontents des décisions du gouvernement, à l’instar du Collectif Inter-Hôpitaux, « pas satisfait des conclusions » présentées en juillet, jugées « trop floues et imprécises pour pouvoir envisager sereinement l’avenir de l’hôpital public ».

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