L’ARS Île-de-France et l’AP-HP signent le 1er contrat « zéro brancard » aux urgences

Santé

Lancée dans tous les établissements d’Île-de-France, la démarche vise à améliorer la qualité de la prise en charge et des conditions de travail à l’accueil des urgences.

L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont signé, le 18 novembre 2019 à l’hôpital Bicêtre, le 1er contrat francilien « zéro brancard » pour les patients en attente d’hospitalisation aux urgences. Ce projet constitue l’axe 1 du plan d’actions régional annoncé par l’ARS en juin 2019 et intègre la mesure 12 du pacte de refondation des urgences dévoilé en septembre par la ministre des Solidarités et de la Santé.

Objectif de la démarche : améliorer la qualité de la prise en charge et des conditions de travail dans les services d’accueil des urgences.

Lancée dans tous les établissements franciliens, la démarche « zéro brancard » « doit être engagée avec les personnels, et pas seulement des urgences, afin d’envisager toutes les actions qui favorisent la fluidité de la prise en charge des patients », explique le directeur général de l’ARS, Aurélien Rousseau. Elle vise, notamment, un travail approfondi sur l’organisation des services d’urgence et des flux vers les services d’hospitalisation, l’amélioration des conditions de travail, l’évaluation et, le cas échéant, l’augmentation des capacités d’hospitalisation en aval des services d’urgences. Inauguré le 23 septembre, le projet concerne les 52 établissements de santé publics d’Île-de-France disposant d’un service d’urgences polyvalent. À la clé, un accompagnement financier de 20 à 30 millions d’euros. L’ARS a sollicité l’aide de l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), afin d’accompagner les établissements qui le souhaitent dans l’élaboration de leur feuille de route. L’appui de l’ANAP a démarré le 19 novembre, pour une durée d’un an.

L’hôpital universitaire Bicêtre, dont le service d’accueil des urgences a reçu plus de 60 000 patients en 2018 (+ 18 % de passages entre 2014 et 2018), est donc le premier établissement francilien à signer l’engagement avec l’ARS. Depuis plusieurs années, ce service est confronté à des temps de passages longs et à un nombre important de patients hospitalisés sur des brancards dans les couloirs, faute de disponibilités en unité d’hospitalisation de courte durée ou en unité d’hospitalisation, dans un contexte de tension sur les lits d’aval.

L’ARS soutient la mise en œuvre de son plan « zéro brancard » à hauteur de 500 000 euros maximum sur 3 ans. Les dotations sont attribuées à la signature du contrat, puis en fonction de l’objectif atteint. Celui-ci est triple :

  • Augmenter la fluidité des passages aux urgences par la réorganisation des circuits et l’organisation interne au sein du service, par un accès facilité à des avis de spécialistes (notamment en neurologie et en neuroradiologie).
  • Optimiser le fonctionnement de l’unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD) et de ses interfaces avec les services.
  • Améliorer l’organisation des services de spécialités d’aval des urgences particulièrement confrontés à ces difficultés, comme la neurologie, la médecine interne, la gastro-entérologie. Une cellule de gestions des lits sera créée et une réflexion sur le développement de filières de soins de suite et de réadaptation spécialisées sera menée.

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