L’État promet d’investir dans le quotidien des hôpitaux

Santé

Dès 2021, les ARS vont répartir entre les établissements de santé 650 millions d’euros destinés à financer leurs investissements courants.

Présenté en 2019 par le gouvernement, le plan « Investir pour l’hôpital » prévoyait une enveloppe de  150 millions d’euros par an destinée aux investissements courants. Le ministre des Solidarités et de la Santé a confirmé, le 14 novembre 2020, son augmentation de 500 millions d’euros issus du « Ségur de la santé ». Ainsi, dès janvier 2021, 650 millions d’euros supplémentaires seront consacrés aux investissements du quotidien des établissements de santé, dont 150 millions d’euros orientés vers les territoires connaissant les inégalités les plus fortes. « Si nous voulons que nos soignants continuent d’exercer leur vocation, nous devons leurs donner les moyens de le faire ! Et cela demande d’investir pour qu’ils aient accès au matériel dont ils ont besoin quotidiennement, plus encore s’ils travaillent dans un territoire en difficulté. C’est ce que cet investissement massif, permis par le « Ségur de la santé », va permettre », a déclaré Olivier Véran.

L’enveloppe destinée au renouvellement des investissements courants s’élève donc à 500 millions d’euros. Afin que ce budget vienne répondre aux besoins des territoires, sa répartition entre les différents établissements est confiée aux Agences régionales de santé (ARS). Ces crédits supplémentaires doivent permettre d’investir dans du matériel du quotidien : pousses-seringues, moniteurs, chariot d’urgences, brancards, lits… En étroite concertation avec les instances médicales des hôpitaux, chaque établissement décidera de l’affectation de cette enveloppe en se fondant sur les besoins exprimés par les services de soins, après avis de la communauté médicale d’établissement (CME) et de la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques (CSIMRT). « L’augmentation très importante du montant de cette enveloppe doit permettre d’améliorer significativement et très rapidement le fonctionnement des services de soins », insiste le ministère.

Au sein des 650 millions d’euros d’investissement, 150 millions d’euros seront répartis de manière à assurer une péréquation, précise le ministère des Solidarités et de la Santé. Sont visés par ces enveloppes confiées aux ARS, « les départements les plus pauvres et les moins denses, souffrant d’une démographie médicale insuffisante du fait d’un manque d’attractivité ». Un soutien particulier sera accordé aux territoire ultramarins (départements et régions), chacun bénéficiant de 6 millions d’euros. Outre l’investissement courant, ces dotations pourront financer, par exemple, des équipements nécessaires à la médecine de proximité – scanners, IRM ostéo-articulaire, endoscopes, biologie délocalisée… -, mais aussi participer au financement de projets de santé dans des hôpitaux de proximité.

Détail de l’affectation des investissements par région :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : 68 millions d’euros,
  • Bourgogne-Franche-Comté : 31 millions d’euros,
  • Bretagne : 25 millions d’euros,
  • Centre-Val de Loire : 23 millions d’euros,
  • Corse : 11 millions d’euros,
  • Grand-Est : 51 millions d’euros,
  • Guadeloupe : 10 millions d’euros,
  • Guyane : 8 millions d’euros,
  • Hauts-de-France : 55 millions d’euros,
  • Île-de-France : 105 millions d’euros,
  • La Réunion : 13 millions d’euros,
  • Martinique : 10 millions d’euros,
  • Mayotte : 8 millions d’euros,
  • Normandie : 27 millions d’euros,
  • Nouvelle-Aquitaine : 62 millions d’euros,
  • Occitanie : 67 millions d’euros,
  • Pays de la Loire : 26 millions d’euros,
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 52 millions d’euros.

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