La canicule de cet été a eu un impact sanitaire modéré

Santé

La réponse sanitaire et médico-sociale a permis d’atténuer l’impact sanitaire de l’intense épisode de canicule vécu cet été, se félicite Agnès Buzyn.

La ministre des Solidarités et de la Santé a dressé, le 21 septembre, le bilan sanitaire de l’épisode particulièrement intense de canicule traversé cet été, en présence de l’ensemble des acteurs du Plan national canicule (PNC). « La surmortalité, qui accompagne systématiquement les épisodes de canicule, a été limitée compte tenu de l’intensité de l’épisode subi cette année », a expliqué Agnès Buzyn. Au total, 1 480 décès supplémentaires ont été enregistrés par rapport à la moyenne observée aux mêmes périodes des années sans épisode de canicule. « Anticipation, information, prévention, mobilisation : la réponse sanitaire et médico-sociale a permis de contenir l’impact sanitaire de cette canicule », se félicite la ministre, qui a remercié tous les professionnels de santé et les partenaires concernés pour leurs missions de prévention et d’accompagnement des populations, notamment les plus vulnérables, pour leur engagement et leur mobilisation continue.

L’épisode de canicule observé du 24 juillet au 8 août a été marqué par son ampleur, avec jusqu’à 67 départements concernés, et sa durée, la plus longue rencontrée depuis 2006 (de 16 jours). Les données issues du dispositif de surveillance saisonnière, qui a été activé du 1er juin au 15 septembre 2018, soulignent « l’impact sanitaire modéré de cet épisode », dixit le ministère.

Les passages aux urgences et les consultations « SOS Médecins » liés à la chaleur ont eu peu d’impacts sur le système de santé : les 5 676 passages aux urgences, et près de 2 000 consultations « SOS médecins » en lien avec la chaleur représentent, respectivement, 0,55 % de l’activité totale des urgences et 1,24 % de celle de « SOS Médecins ».

La surmortalité qui accompagne systématiquement les épisodes de canicule a été limitée compte tenu de l’intensité de l’épisode subi cette année : 1 480 décès supplémentaires ont été enregistrés par rapport à la moyenne observée à la même période des années sans épisode de canicule. En comparaison, la canicule de 2003 avait entraîné 15 000 décès supplémentaires, celle de 2006, 2 100 décès supplémentaires, et celle de 2015, dont les caractéristiques sont comparables à cette année, 1 739 décès supplémentaires.

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