En 2014, 22 millions d’euros seront affectés à la vidéoprotection

Sécurité

Désormais, les soixante plus grandes villes sont couvertes en vidéoprotection. Le fonds interministériel pour la prévention de la délinquance (FIPD) cofinancera les projets en 2014.

En 2013, le fonds interministériel pour la prévention de la délinquance (FIPD) a financé 359 projets de vidéoprotection de la voie publique, dont 315 portés par des communes. Soit une somme de 19,7 millions d’euros, affectée au déploiement de 3 800 caméras, a précisé le préfet Jean-Louis Blanchou, responsable de la mission pour le développement de la vidéoprotection du ministère de l’Intérieur, qui présentait un bilan le 4 février, lors d’une réunion de l’AN2V.

Les fonds affectés à la vidéosurveillance dans le FIPD 2013 n’ont pas tous été dépensés ; un reliquat d’environ 4 millions d’euros sera donc réaffecté aux projets en 2014, ce qui portera à un peu plus de 22 millions d’euros les crédits centralisés inscrits au budget du FIPD pour cette année.

Les préfectures se chargent de la pré-instruction des dossiers, qui sont ensuite examinés par la mission du développement de la vidéoprotection. Par ailleurs, une enveloppe de 500 000 euros, prélevée sur le FIPD, financera les projets inférieurs à 20 000 euros, qui seront instruits en totalité par les préfectures, à deux exceptions près : les dossiers portés par les intercommunalités, et ceux présentés par un territoire « cohérent », qui seront instruits par la mission. Ces exceptions répondent à la politique souhaitée par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.
 

Limiter le coût des projets

Plusieurs types de projets seront prioritaires en 2014. Les élus qui placeront des dispositifs de vidéoprotection dans les zones commerçantes particulièrement exposées à la délinquance pourront bénéficier d’une aide spécifique.

Comme en 2013, les projets installés dans les zones de sécurité prioritaires (ZSP) seront aidés par le FIPD à hauteur de 50 %.

Quant aux dispositifs placés sur certains équipements de collectivités, ou adoptés par les bailleurs sociaux, ou encore le renouvellement de matériel de plus de ept ans, ils ne pourront être co-financés qu’à la condition d’être situés en ZSP.

Dans les autres secteurs, l’aide s’élèvera de 20 % à 40 %, en fonction de critères établis par la police ou la gendarmerie : taux et évolution de la délinquance, relations entre la commune et les services de l’État, nature de la convention passée entre la police municipale et l’État…

Attention, en outre, au coût trop élevé de certains projets, rappelle Jean-Louis Blanchou. Le rapport coût-efficacité n’est pas toujours équilibré, et il peut arriver que, ramené à la caméra, le coût atteigne 80 000 euros ! Si le budget du projet est trop élevé, l’aide sera donc limitée à 40 % de 15 000 euros (contre 20 000 euros en 2013). Une étude sur l’évaluation de la vidéoprotection devrait être lancée courant février, pour une durée de dix-sept mois, avec des bilans d’étape.

Martine Courgnaud – Del Ry

 

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