Sécurité : Saint-Étienne va capter les bruits « anormaux » de l’espace public

Sécurité

Des « capteurs de sons » pour détecter les « bruits anormaux » dans l’espace public: ce dispositif de sécurité, complémentaire de la vidéosurveillance, va être testé dans un quartier populaire de Saint-Étienne d’ici la fin mars.

La ville a été retenue, dans le cadre d’un appel à projets de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), pour expérimenter des solutions numériques « ayant notamment pour objectif d’améliorer la qualité de vie des habitants », explique à l’AFP Jean-Pierre Berger, adjoint à l’Habitat et au Développement durable, confirmant des informations publiées vendredi 1er mars par le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Au programme notamment, l’analyse des bruits ambiants à partir de capteurs acoustiques installés sur du mobilier urbain. Six mois durant, l’objectif est de détecter les sons considérés comme « anormaux » (cri, coup de klaxon répété, bruit de tôle froissée ou de vitre brisée, départ de feu, inondation, déflagration, etc.).

« Cette première nationale, que nous avons confiée à la start-up stéphanoise Serenicity, consister à compléter le travail de la police municipale, en optimisant le fonctionnement des caméras de vidéosurveillance, dont plus de 300 sont installées sur l’ensemble de la ville », souligne Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Étienne.

Ce dispositif baptisé SOFT (Système d’observation des fréquences du territoire), qui a obtenu l’aval du ministère de l’Intérieur et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, « repose sur des capteurs de sons, pas sur des micros », insistent les dirigeants de la start-up. « Il n’est pas intrusif car il ne capte que les bruits anormaux, pas les conversations », abonde Jean-Noël Cornut, conseiller municipal délégué aux systèmes d’information et de télécommunications.

D’ici la fin mars, trois premiers capteurs logés dans des lampadaires ou des panneaux de signalisation détecteront des traces acoustiques « suspectes », qu’ils transmettront au centre de supervision de la police municipale, en vue d’une « levée de doute » effectuée à distance, en orientant les caméras de vidéosurveillance de la zone concernée vers l’origine du bruit. Afin, le cas échéant, d’alerter pompiers et police.

« La transmission des données sonores, qui représente des débits très faibles, sera au départ effectuée en wifi ou bien via la 3G ou la 4G, avant de tester d’autres technologies », précise Fabrice Koszyk, directeur général de Serenicity, ajoutant que le nombre de capteurs installés devrait « progressivement monter à une vingtaine » sur le quartier.

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