Création d’un Observatoire national de la route

Urbanisme

L’État, les collectivités et les usagers des infrastructures routières vont échanger des données au sein d’un « Observatoire national de la route » chargé de superviser le million de kilomètres de voirie qui existe en France, a indiqué mardi 26 janvier le secrétariat d’État aux Transports.

L’Observatoire aura pour mission de « partager » des données pour « évaluer l’efficacité des politiques techniques » et d’évaluer « l’état du réseau routier » à usage des décideurs, indique-t-il dans un communiqué.

« Ce réseau qui assure 88 % des déplacements de personnes et 88 % des transports de marchandises est un facteur déterminant de l’attractivité et de la compétitivité du pays », selon le communiqué qui salue « un partenariat entre les gestionnaires routiers, l’État, les collectivités et la profession routière ».

Les travaux de l’observatoire seront animés par l’Idrrim (l’institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité), avec l’État, l’Association des départements de France (ADF, les départements gérant la voirie départementale), ainsi que des représentants de l’industrie routière (Usirf) et de l’industrie des ouvrages d’art (Strres).

Parallèlement à la création de cet observatoire, le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies a annoncé l’ouverture prochaine d’un portail qui permettra de diffuser gratuitement les données concernant le réseau routier national, conformément à la volonté du gouvernement de promouvoir l’ouverture des données (ou « open data »).

Au 1er septembre prochain, la plupart des données « statiques » (consistance du réseau, état du patrimoine, activité des gestionnaires et dépenses d’entretien) seront publiées sur ce site internet, dont le nom et l’adresse n’ont pas encore été annoncés.

Un an plus tard, ce portail sera enrichi avec l’ajout des vitesses maximales autorisées et des données de trafic en temps réel (accidents, travaux, fermetures de voies, volume de trafic, vitesse, longueurs de bouchons).

Ces données sur le trafic, « mises à disposition gratuitement et réutilisables, permettront au secteur numérique de proposer des services innovants à l’usager », a souligné le secrétariat d’État aux Transports.

Elles seront en effet particulièrement utiles aux développeurs d’applications mobiles et autres fabricants de GPS, pour établir les itinéraires routier et guider en temps réel les automobilistes.

 

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