Plus de 2 700 friches potentielles répertoriées en Île-de-France

Urbanisme

Espaces verts ou ferroviaires, logements, entrepôts : au total 2 721 friches ont été répertoriées par l’Institut Paris Région, selon une cartographie présentée le 27 octobre 2021 et assortie d’une plateforme d’analyse pour « optimiser » les usages possibles de ces sites délaissés.

Afin d’améliorer la connaissance du gisement foncier, la Région a missionné l’Institut Paris Région, organisme d’études qui dépend d’elle, pour la création d’un Observatoire des friches franciliennes. Le repérage des terrains à l’abandon a débuté en janvier 2020.

En 2021, l’Institut a répertorié 2 721 friches « potentielles », dont 776 à Paris et en petite couronne. Ce décompte, publié pour la première fois mercredi 27 octobre 2021, exclut les sites pour l’heure à l’abandon mais faisant l’objet d’un plan de revitalisation identifié.

« Il n’y a pas de définition légale de ce qu’est une friche » et la cartographie établie par l’Institut Paris Région n’est « pas exhaustive » et « évolue », a précisé devant la presse Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de la Région Île-de-France.

Les friches identifiées par l’Institut totalisent 4 200 hectares, soit l’équivalent de près de la moitié de la capitale. Parmi elles, 40 % sont des espaces verts à l’abandon tels des lisières de bois, et 20 % ne comportent aucun bâtiment. L’hétérogénéité de ces friches concerne également leurs propriétaires : 1 990 sont des acteurs privés, 706 publics et 25 public/privé.

La Région Île-de-France « est en croissance permanente », avec « 50 000 habitants de plus chaque année ». Elle s’est fixé l’objectif de « zéro artificialisation nette » d’ici 2050. « Une gageure », relève M. Dugoin-Clément, selon qui l’identification et la récupération des friches sont dans ce contexte « un enjeu majeur ».

Dans cette optique, l’Institut Paris Région est en train d’élaborer un outil pour accompagner les collectivités et autres porteurs de projets et les guider dans l’usage potentiel de ces friches, qu’elles soient destinées à du logement, une activité agricole ou industrielle, ou à des espaces publics.

Cette plateforme a déterminé une centaine de critères (proximité de la friche avec une gare ou des lignes haute tension, présomption de pollution des sols, etc.), de quoi moduler les simulations et optimiser « l’utilisation des friches en fonction par exemple de la proximité avec un bassin d’emploi », a expliqué Nicolas Laurelle, urbaniste de l’Institut Paris Région.

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